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Menaces de droits de douane de Trump liées au Groenland : la France pousse l’UE à envisager l’instrument anti-coercition

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Une menace américaine de droits de douane visant des pays européens

Durant le week-end précédant le 15 janvier 2026, le président américain Donald Trump a menacé d’imposer des droits de douane à plusieurs pays qui auraient, selon lui, formellement contesté toute prise de contrôle américaine du Groenland. Il présente ce territoire autonome du Danemark comme un enjeu crucial pour la défense des États-Unis.

D’après les éléments rapportés, ces droits de douane commenceraient à 10% au 1er février et monteraient à 25% au 1er juin si aucune résolution n’est trouvée. Les pays cités comme visés sont le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède et le Royaume-Uni.

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Paris appelle à activer l’outil européen dit « bazooka »

Alors que l’Union européenne évalue sa réponse, la France a appelé le bloc à recourir à l’Anti-Coercion Instrument (ACI), un dispositif parfois qualifié de « bazooka ». Adopté en 2023, cet instrument n’a encore jamais été utilisé.

Selon la présentation de l’UE, l’ACI permettrait de déployer une série de mesures commerciales défavorables afin de dissuader ce que le bloc qualifie de « coercition économique ». Les mesures évoquées peuvent inclure des restrictions d’accès au marché européen, ainsi que d’autres désavantages économiques visant le pays tiers concerné.

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Un champ d’action large : commerce, services, investissements et marchés publics

L’UE décrit une liste d’options « large », couvrant notamment le commerce de biens, les services, l’investissement direct étranger, les marchés financiers, les marchés publics, certains aspects liés à la propriété intellectuelle, ainsi que des contrôles à l’exportation.

Le ciblage des marchés publics est présenté comme un levier potentiellement sensible, en particulier pour des entreprises technologiques américaines décrites comme fortement investies dans l’infrastructure numérique publique au sein de l’Union.

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Un débat interne sur la vitesse et le coût des contre-mesures

Davide Oneglia, directeur « European and global macro » au cabinet TS Lombard, estime que la situation actuelle s’apparente à une forme de coercition. Selon lui, l’ACI a été conçu pour être suffisamment large afin de s’adapter aux besoins du moment, même s’il souligne qu’il reste relativement lent à mettre en mouvement.

Il met aussi en avant un problème de répartition des effets au sein de l’UE : certaines contre-mesures, notamment celles touchant les services, la technologie et la propriété intellectuelle, pourraient peser davantage sur certains États membres, citant l’Irlande et le Luxembourg. Il souligne enfin l’absence, à ce stade, d’un mécanisme européen clairement établi pour compenser ou lisser ces pertes potentielles.

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D’autres options sur la table, dont un paquet de droits de douane préparé auparavant

Selon Davide Oneglia, la première ligne de défense pourrait plutôt être un paquet de droits de douane d’un montant de 93 milliards d’€, préparé l’été précédent sur une liste de biens sélectionnés, dans le cadre de négociations commerciales avec les États-Unis. Il ajoute toutefois que l’ACI reste « clairement dans le mix » des options.

L’UE avait déjà brandi la possibilité d’activer l’ACI l’été précédent, d’abord face aux États-Unis dans un contexte de négociations commerciales, puis contre la Chine à propos de menaces de restriction d’exportations de terres rares. Cette fois, les enjeux sont décrits comme différents, l’épisode étant lié à des questions de souveraineté européenne.

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Le Groenland au cœur d’un bras de fer politique

Le dossier apparaît d’autant plus tendu que Donald Trump a insisté sur un contrôle américain du Groenland. Il a déclaré que Washington obtiendrait l’île « par la manière facile » ou « par la manière difficile ».

Des dirigeants européens ont, selon le texte source, averti qu’une invasion militaire américaine d’un territoire d’un membre de l’Otan signifierait la fin de l’alliance. La semaine précédente, plusieurs des pays mentionnés comme ciblés par les droits de douane auraient déployé des troupes au Groenland.

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Une lettre à la Norvège et une rhétorique durcie

Le président américain a également adressé une lettre au Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre, indiquant qu’après ne pas avoir reçu le prix Nobel de la paix, il ne se sentait plus obligé de penser « purement à la paix ». Le courrier cite notamment qu’il estime avoir « arrêté 8 guerres » et plus.

Dans ce contexte, l’usage de l’ACI n’est pas présenté comme acquis, mais comme plus probable qu’au cours de l’été précédent, alors que l’Union tente de déterminer la voie à suivre face aux menaces américaines liées au Groenland.

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À propos de l'auteur

Marion

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Petit bout de femme âgée de 31 ans et passionnée du monde automobile depuis toute petite :)
C’est avec un immense plaisir que je partage avec vous toutes les dernières actualités et découvertes de cet univers que j’adore !

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