Le Nissan Murano s’apprête à refaire surface sur son marché domestique, avec un parcours inattendu. Nissan a confirmé son lancement au Japon début 2027 pour ce SUV familial produit à Smyrna, Tennessee. Un choix tout sauf anecdotique, puisqu’il repose sur un assouplissement des règles d’homologation qui facilite désormais l’entrée de véhicules assemblés aux États-Unis.
Un changement réglementaire qui rebatt les cartes
Depuis février 2026, le Japon applique de nouvelles règles de certification mises en place par son ministère du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme. L’idée est claire : reconnaître les standards d’homologation américains afin de simplifier l’importation de modèles fabriqués aux États-Unis.
Cette évolution découle de l’accord commercial conclu l’an dernier entre le Japon et les États-Unis. En toile de fond, l’objectif est de réduire le déficit commercial américain vis-à-vis du marché japonais. Pour Nissan, l’ouverture est immédiate : importer le Nissan Murano sans avoir à subir des procédures habituelles plus lourdes.
Le mouvement ne concerne d’ailleurs pas uniquement Nissan. Toyota et Honda ont déjà fait savoir qu’ils comptaient, eux aussi, expédier au Japon des véhicules produits aux États-Unis dans le cadre de cette nouvelle réglementation.
Le Murano, un SUV américain pour renforcer l’offre Nissan
Le Murano est assemblé par Nissan North America à Smyrna, dans le Tennessee. Ce site produit également les Rogue et Pathfinder, la Leaf 100 % électrique ainsi que l’Infiniti QX60. Nissan mise donc sur un modèle déjà solidement installé outre-Atlantique pour étoffer sa gamme au Japon.
Ivan Espinosa, directeur général de Nissan, a salué ce retour en déclarant : « Je suis ravi de vous annoncer que le Murano revient au Japon. Le Murano a reçu de nombreuses louanges de la part des clients sur le marché américain pour son design élégant et son confort remarquable. Il a été désigné SUV intermédiaire le plus fiable dans l’étude JD Power 2026 sur la fiabilité des véhicules aux États-Unis, pour la deuxième année consécutive. Avec l’arrivée de ce modèle, Nissan veut renforcer davantage sa gamme au Japon et répondre aux besoins variés des clients japonais. »
Ce retour dit donc deux choses. Nissan profite d’abord d’un cadre réglementaire plus favorable. Et la marque remet en même temps sur le marché japonais un SUV déjà mis en avant aux États-Unis pour sa fiabilité et son positionnement plus statutaire.
Un signal fort pour l’industrie japonaise
Au-delà du seul cas du Nissan Murano, cette décision montre à quel point les nouvelles règles peuvent rapidement redessiner les flux industriels. Un véhicule pensé pour le marché américain peut désormais trouver plus facilement sa place au Japon, sans adaptation réglementaire aussi lourde qu’auparavant.
Pour Nissan, l’enjeu est limpide : muscler son offre locale avec un modèle reconnu, en s’appuyant sur son outil industriel nord-américain. Le Murano devient alors plus qu’un simple SUV importé. Il s’impose déjà comme l’un des premiers effets concrets du nouveau cadre commercial entre Tokyo et Washington.
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