Après la flambée, un répit se profile à la pompe. Le prix des carburants pourrait reculer de 0,30 € par litre dans les prochains jours dans les stations E. Leclerc. Le mouvement est aussi annoncé chez Système U, et pourrait être suivi par Intermarché et Carrefour. Michel-Édouard Leclerc promet une détente rapide, mais prévient qu’elle ne durera pas : tant que la guerre au Moyen-Orient se prolonge, les tarifs resteront très instables.
Une baisse annoncée sous 48 heures
Mercredi 11 mars, le président de E. Leclerc a expliqué avoir « mis la pression sur les raffineurs » pour obtenir un retournement rapide après la forte hausse récente. Il affirme avoir négocié avec la coopérative U pour faire partie des premiers distributeurs servis dans ce mouvement de baisse.
La décrue ne se fera pas partout au même rythme. Michel-Édouard Leclerc décrit une baisse en deux temps, au fil des réapprovisionnements des stations : d’abord 0,23 €, puis encore 0,07 €. Au total, cela représente environ 0,30 € par litre. Tous les carburants sont concernés, avec un effet particulièrement sensible sur le gazole.
Cette baisse doit intervenir « dans les deux jours ». Elle concernera les stations Leclerc et celles de Système U. Le dirigeant évoque aussi un probable alignement chez Intermarché et Carrefour.
Un marché tiré par l’anticipation
Pour Michel-Édouard Leclerc, la flambée actuelle ne s’explique pas seulement par la situation géopolitique. Il y voit aussi une « bulle d’anticipation » à caractère « spéculatif », située très en amont, au niveau des raffineries. Autrement dit, le marché aurait intégré trop vite, et trop fortement, les risques liés au conflit au Moyen-Orient.
Cette lecture explique aussi pourquoi la détente annoncée reste fragile. Le patron d’E. Leclerc ne parle pas d’un retour durable au calme. Au contraire, il prévient que les prix des carburants vont « faire le yoyo » tant que le conflit durera. La baisse attendue ressemble donc davantage à une respiration qu’à un véritable retournement de tendance.
Une accalmie, pas une sortie de crise
Pour les automobilistes, le message est clair. Oui, un allégement se profile à très court terme à la pompe. Mais non, il ne faut pas y voir une stabilisation du marché. La volatilité reste intacte, et le moindre regain de tension peut relancer la hausse.
Michel-Édouard Leclerc va plus loin : si la crise s’installe, des mesures de soutien seront nécessaires pour les automobilistes modestes. La baisse promise offre donc un répit immédiat, surtout pour le gazole, sans régler le problème de fond. À court terme, les distributeurs desserrent l’étau. Pour la suite, tout dépendra de l’évolution du conflit au Moyen-Orient.
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