Lance Stroll
Lance Stroll, c’est un pilote qu’on a parfois vite rangé dans une case, alors que son parcours mérite un regard un peu plus attentif. Né le 29 octobre 1998 à Montréal, le Canadien a débarqué en Formule 1 très jeune, dès le Grand Prix d’Australie 2017, après avoir frappé fort en remportant le championnat d’Europe de Formule 3 en 2016. Une arrivée précoce, sous les projecteurs, avec tout ce que ça implique comme pression. Aujourd’hui chez Aston Martin, avec le numéro 18, Stroll a construit un CV qui dit quelque chose de sa solidité : 3 podiums et même une pole position. Dans un paddock où rien n’est offert, ça pèse. Sur la piste, il dégage souvent une impression particulière : il peut sembler discret pendant un week-end, puis sortir un tour très propre ou une course d’opportuniste au moment où il faut. Ce n’est pas le pilote le plus flamboyant dans la communication, mais justement, il intrigue par ce côté plus fermé, presque à contre-courant d’une F1 ultra-médiatisée. Pourquoi s’y intéresser ? Parce que Stroll fait partie de ces pilotes qu’on comprend mieux en les regardant sur la durée. Il y a chez lui une forme de résilience, une capacité à encaisser les critiques et à répondre en piste. Et dans un sport où l’image prend parfois trop de place, voir un garçon avancer sans trop de bruit, mais avec de vrais éclats, ça vaut le détour.