À Suzuka, un détail technique a suffi à enflammer le paddock et les réseaux. Le Mercedes aileron avant de Kimi Antonelli, déjà scruté depuis Shanghai, a alimenté les soupçons après plusieurs vidéos montrant une fermeture en deux temps de l’élément mobile. De quoi lancer un vrai procès en ligne. Mais au début du week-end japonais, la FIA estime que l’explication fournie par Mercedes tient la route.
Une fermeture en deux temps qui a fait naître le doute
Le point de départ est clair. Sur la monoplace de Kimi Antonelli, l’aileron avant mobile semble se refermer en deux phases. La première reste dans la limite de 400 millisecondes fixée par le règlement. C’est la seconde qui a semé le doute, avec l’impression d’une fermeture prolongée au-delà du délai autorisé.
Au fil des vidéos apparues en ligne, la polémique a pris de l’ampleur. Certains ont même assuré que Ferrari avait saisi la FIA sur le sujet. Une version fermement démentie par l’équipe de Maranello. Une écurie a toutefois bien sollicité l’instance, qui a donc lancé une vérification.
La FIA valide l’explication de Mercedes
Au lancement du week-end de Suzuka, la FIA ne voit pas là un cas de tricherie. Mercedes évoque un souci de fiabilité, pas un dispositif pensé pour contourner le règlement.
C’est même tout le paradoxe du dossier. Malgré l’agitation provoquée par l’affaire, cette fermeture en deux temps pénaliserait plutôt la voiture. Mercedes cherche d’ailleurs à corriger le phénomène. Le délai supplémentaire affecterait la phase de freinage en virage, au détriment de la performance.
Une rumeur de plus autour de la livrée japonaise
L’épisode a aussi nourri des interprétations bien plus fantaisistes. Au plus fort des discussions, certains ont avancé que la livrée spéciale dragon choisie par Mercedes pour Suzuka servait à masquer ce mouvement jugé illégal. Une hypothèse qui résume à elle seule l’emballement autour de ce Mercedes aileron avant.
À ce stade, le dossier revient donc sur un terrain plus classique en F1 : celui d’un élément à fiabiliser, plutôt que d’une astuce technique interdite. À Suzuka, Mercedes évite un front réglementaire supplémentaire. Mais en Formule 1, le moindre détail aérodynamique continue de passer au microscope.
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