La fermeture de l’A13, du 16 novembre 2026 à la fin août 2027 dans le sens Paris-province, laisse peu d’alternatives gratuites aux automobilistes de l’ouest francilien.

Le tronçon concerné s’étend du boulevard périphérique à l’échangeur de Vaucresson. Cet axe accueille jusqu’à 80 000 véhicules par jour. Une partie de ce trafic devra rejoindre des routes déjà très fréquentées. Le chantier doit renforcer le tube nord du tunnel de Saint-Cloud et sécuriser le passage du futur métro 15 du Grand Paris Express.
Lors de la réunion publique du 7 octobre au Chesnay-Rocquencourt, les responsables ont expliqué pourquoi il était impossible de maintenir la circulation. Certains habitants envisagent de réorganiser leurs journées entre télétravail et déplacements professionnels.
Pourquoi la fermeture de l’A13 ne peut être évitée

Le renforcement du tunnel de Saint-Cloud impose notamment de retirer la chaussée. Travailler uniquement la nuit ne permettrait donc pas de rouvrir les voies chaque matin : la contrainte tient à l’état de l’ouvrage pendant les travaux, et pas seulement aux horaires du chantier.
L’utilisation du tube sud dans les deux sens a également été écartée pour des raisons de sécurité. Ce tube restera pourtant ouvert pendant l’essentiel des travaux. L’idée d’inverser le sens de circulation selon les heures de pointe a aussi été rejetée, notamment en raison des risques pour les agents intervenant dans le tube voisin.
À l’été 2027, une fermeture dans les deux sens s’ajoutera au calendrier pour refaire l’étanchéité du viaduc de Saint-Cloud et remplacer ses appareils d’appui.
Des alternatives payantes et un transit local restreint
L’A14 figure parmi les itinéraires de remplacement. Son exploitant propose une réduction de 50 % au péage de Montesson, sous certaines conditions. Le montant restant à payer ne satisfait toutefois pas tous les élus. Ce détour peut aussi alourdir le budget des trajets quotidiens.

Autre possibilité, le duplex de l’A86 est lui aussi payant. Versailles Grand Parc demande des mesures tarifaires supplémentaires. De son côté, Saint-Quentin-en-Yvelines réclame un tarif exceptionnel d’environ 3,50 € par trajet et un abonnement d’environ 50 € par mois pour les salariés. Aucune décision n’a encore été prise sur ces demandes.
Les routes secondaires ne permettront pas non plus de contourner le chantier sans restriction. Une zone à trafic restreint doit limiter le transit dans les communes voisines, notamment Saint-Cloud. Les applications de navigation devront intégrer ces contraintes.
L’offre de transports en commun doit aussi être adaptée, notamment sur certaines lignes du Transilien. Ces ajustements ne couvriront pas nécessairement les besoins de tous les automobilistes.
Deux réunions publiques sont programmées le 14 octobre à La Celle-Saint-Cloud et le 15 octobre à Saint-Cloud. Elles doivent préciser les mesures d’accompagnement et recueillir les préoccupations des communes concernées.






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