Mercedes et Mclaren accueillent avec réserve la proposition de Williams d’adapter le plafond budgétaire en F1 au classement des écuries pour faciliter la modernisation de ses infrastructures.
Le chantier de reconstruction porté par James Vowles suscite de la compréhension, mais les moyens proposés divisent. Lors de la conférence de presse de la FIA à Singapour, le 9 octobre 2026, Toto Wolff et Zak Brown ont contesté l’intérêt d’un nouveau mécanisme financier de rattrapage.
Moduler le plafond budgétaire en F1 pour investir
Pour Williams, il s’agit de moderniser ses infrastructures, pas simplement de financer un aileron avant plus performant. Sa proposition touche donc autant à la capacité d’investissement des écuries qu’à leurs dépenses de fonctionnement : les équipes moins bien classées disposeraient d’une marge financière supplémentaire.
Toto Wolff y voit un problème de principe. Aider une écurie à investir ne doit pas revenir à récompenser une moins bonne place au championnat. « Personnellement, je n’aime pas l’idée d’un ajustement fondé sur le classement », a déclaré le patron de Mercedes.
S’il reconnaît la difficulté de rendre une structure ancienne plus efficace, Wolff met en garde contre une remise en cause des changements récents. Ceux-ci ont intégré les investissements dans le cadre financier, aux côtés des dépenses de fonctionnement.
La F1 dispose déjà de leviers de rattrapage. Les écuries moins bien classées bénéficient de davantage de temps d’essais aérodynamiques, tandis que la réglementation des motorisations offre des possibilités aux motoristes en retard. Dans ce contexte, Mercedes doute de la nécessité d’ajouter un correctif financier lié au classement.
McLaren mise sur les personnes et la culture
Zak Brown insiste sur un autre facteur : « Je pense que la plus grande différence entre les écuries tient aux personnes et à la culture. » Le dirigeant de McLaren souligne que son équipe a remporté un championnat avec un moteur client, malgré les limites souvent prêtées à cette configuration.
Ouvert à la discussion, Brown juge toutefois que la compétitivité du plateau appelle à la prudence avant toute modification majeure. Pour Wolff aussi, le redressement de McLaren prouve qu’un retour aux avant-postes reste possible sans enveloppe financière variable.
Chez Racing Bulls, Alan Permane n’envisage pas non plus de refonte du plafond. À ses yeux, le système a très bien servi la Formule 1. Il laisse néanmoins la porte ouverte à des ajustements limités, plutôt qu’à une hausse massive des dépenses autorisées.
Pour Williams, l’enjeu est donc de convaincre ses rivales que financer sa modernisation peut renforcer la compétition, sans transformer le classement du championnat en barème de dépenses.







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