Sous la pluie artificielle de Fiorano, Ferrari a mené un travail discret, mais loin d’être anodin, avec Pirelli. Pendant deux jours, l’essai Ferrari Fiorano a surtout braqué les projecteurs sur Lewis Hamilton, mis à contribution sur pneus pluie et intermédiaires pour faire avancer le développement des futures enveloppes de la F1.
Hamilton au travail sur le mouillé
Jeudi 10 avril 2026, le septuple champion du monde a couvert 142 tours sur la piste maison de Ferrari. Un volume conséquent pour un pilote peu friand des essais, surtout en pleine saison. Le Britannique a pourtant multiplié les relais toute la matinée, puis jusqu’au début d’après-midi, avec plusieurs configurations de pneus pluie extrême.
Le programme a ensuite glissé vers différentes variantes d’intermédiaires, afin d’affiner la lecture du comportement des deux familles de pneus. Pour garder des conditions stables, la piste a été arrosée artificiellement grâce au système d’irrigation du circuit. La température ambiante a atteint 21°C. Le meilleur chrono du jour a été signé en 1:01.031.
Un deuxième jour pour élargir la fenêtre d’utilisation
Hamilton a repris le volant vendredi 11 avril 2026. Cette fois, la journée a débuté avec des prototypes pluie extrême, dont une nouvelle sculpture de bande de roulement déjà essayée la semaine précédente à Suzuka. Le cap était clair : élargir la plage d’utilisation des pneus pluie pour les rendre efficaces aussi sous une pluie moins intense.
À partir du milieu d’après-midi et jusqu’au drapeau final, Ferrari a basculé sur une variante de l’intermédiaire. De quoi mieux cerner les zones de transition entre les différents pneus pluie testés en piste. Le Britannique a ajouté 155 tours à son compteur, avec un meilleur temps de 1:00.740. Les conditions sont restées proches de celles de la veille, avec une température maximale de 22°C.
884 km parcourus avant le relais de Mercedes et McLaren
Au total, l’essai Ferrari Fiorano s’est conclu sur 297 tours, soit 884 km. Un volume solide pour un programme entièrement tourné vers le comportement des pneus en conditions humides contrôlées, avec une progression logique entre full wet et intermédiaires.
Le développement Pirelli ne s’arrête pas là. La semaine suivante, Mercedes et Mclaren prendront le relais pour un essai de deux jours à huis clos au Nürburgring, mardi et mercredi. Le tracé allemand, absent du calendrier de la F1 depuis 2020, offre un profil assez équilibré dans sa configuration Formule 1. Il sollicite à la fois les charges latérales et longitudinales, ce qui en fait une base intéressante pour le travail sur les futurs pneus slicks.
Ferrari a donc rempli sa part du programme à Fiorano. Et Hamilton, malgré sa réputation, a aligné deux journées particulièrement denses au service du développement.
Restez informé
Suivez-nous sur Google Actualités





