L’expérience n’aura duré qu’un tour de calendrier. Après avoir tenté de bousculer un Grand Prix de Monaco verrouillé par nature, la FIA a fait machine arrière : la F1 Monaco ne sera plus disputée avec deux passages imposés par les stands, comme en 2025. La règle a été discrètement retirée.
Une bonne idée sur le papier, une faille en course
L’objectif était limpide : créer du mouvement par la stratégie là où les dépassements sont une denrée rare. En 2025, la FIA avait donc imposé deux arrêts aux stands à tous les pilotes, avec l’obligation d’utiliser trois trains de pneus au lieu de deux. Sauf qu’à Monaco, le chrono ne se gagne pas seulement au volant. Et les équipes n’ont pas tardé à trouver le levier le plus efficace : le trafic.
Au milieu du peloton, la parade est apparue très vite. Certains pilotes ont volontairement ralenti pour empiler ceux qui suivaient, afin de se fabriquer une fenêtre d’arrêt pour eux-mêmes ou pour un coéquipier. Résultat : au lieu d’ouvrir le jeu, la mesure a figé la course dans des scénarios calculés, au point de rendre l’épreuve encore plus caricaturale que les éditions les plus processionnelles.
Williams en tire parti, le reste du plateau subit
Dans ce contexte, certaines écuries ont su transformer la contrainte en opportunité. James Vowles l’a assumé après la course : ses pilotes Carlos Sainz et Alex Albon, alors groupés en piste, ont échangé leurs positions et ralenti les voitures derrière pour s’aider à terminer dans les points. « Ce n’est pas comme ça que nous voulons courir, mais ce sont les règles », a-t-il expliqué.
Forcément, la tension est montée chez ceux qui tentaient de sortir du piège. George Russell a, à un moment, coupé la chicane pour essayer de débloquer la situation face à Albon. Le geste lui a valu une pénalité de 5 secondes. Pendant que certains optimisaient à la virgule, d’autres voyaient leur course se compliquer presque dès l’extinction des feux, coincés derrière des trains de voitures volontairement ralentis.
La FIA fait marche arrière, le paddock passe à autre chose
La règle n’a pas fait l’unanimité, loin de là. Fans, pilotes et patrons d’écurie ont pointé une mesure jugée contre-productive, avec une crainte en filigrane : la revoir à Monaco, voire la voir testée ailleurs. Cette fois, la FIA a choisi de couper court : la règle des deux arrêts imposés a été supprimée.
En clair, la F1 Monaco tourne la page d’une expérience stratégique forcée qui a surtout encouragé la gestion de trafic plutôt que le spectacle.
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