À Suzuka, Alpine a soufflé le chaud et le froid. D’un côté, Pierre Gasly a placé sa monoplace en 7e place sur la grille. De l’autre, Franco Colapinto s’est arrêté en Q2. L’écart est net, mais il ne condamne pas les ambitions de l’équipe : en rythme de course, les deux voitures semblent en mesure de rester dans le match pour les points.
Gasly valide les changements de la nuit
Pierre Gasly est sorti satisfait de sa séance. Le Français a mis en avant la réaction de l’équipe après un vendredi compliqué. Il ne se sentait pas à l’aise dans la monoplace et ne pouvait pas attaquer comme il le voulait. Alpine a donc épluché les données, puis revu plusieurs réglages dans la nuit.
Les effets se sont fait sentir dès les essais libres 3. Quelques ajustements de plus avant les qualifications ont fini de transformer son ressenti, au point de lui redonner, selon ses mots, la voiture la plus agréable du week-end. Dans ce contexte, P7 représentait à ses yeux le meilleur résultat réaliste possible derrière les trois équipes de tête. Rester au contact d’une Ferrari donne encore plus de relief à cette performance.
Le plus compliqué commence désormais. Gasly devra protéger sa position face à des voitures rapides juste derrière. Le cap est simple : bien partir, exploiter sa place sur la grille et rester attentif en cas de relance. Il retient aussi un signal encourageant vu vendredi avec beaucoup d’essence à bord : le rythme lui a paru assez solide pour viser de gros points.
Colapinto cherche encore la bonne fenêtre
Pour Franco Colapinto, le sentiment est forcément plus mitigé. L’Argentin ne cache pas sa frustration après une qualification en deçà des attentes. Depuis le début du week-end, il explique qu’Alpine rencontre surtout des difficultés avec peu d’essence, alors que la voiture lui semble bien plus convaincante en configuration course.
La tendance s’est améliorée en Q1. En Q2, en revanche, le déclic n’est pas venu. Pas assez de gain, donc pas de vraie chance d’aller chercher la Q3. Colapinto estime ne pas avoir tiré tout le potentiel de la voiture, là où Gasly a su le faire. Il insiste sur un point : avec ces nouvelles monoplaces, tout se joue dans une fenêtre de fonctionnement très précise, et il n’a pas réussi à y rester.
Le pilote veut maintenant creuser avec l’équipe pour identifier ce qui lui a manqué. Suzuka ne simplifie rien, puisqu’il y découvre le tracé pour la première fois. Il le juge plaisant, mais aussi très technique, avec encore plusieurs secteurs à améliorer. Son ressenti sur les longs relais reste toutefois plus positif, de quoi entretenir l’espoir d’une remontée dimanche.
Alpine reste prudente avant la course
Chez Alpine, Steve Nielsen tient un discours mesuré. Après le bon résultat obtenu en Chine, l’équipe arrivait à Suzuka avec prudence. Le responsable rappelle que ce circuit n’a rien à voir avec Shanghai ni avec Melbourne, et que les qualifications devaient justement servir de révélateur sur le niveau réel de la voiture.
Le bilan est encourageant du côté de Gasly, à nouveau 7e, comme lors de l’épreuve précédente. Pour Nielsen, c’est le signe qu’Alpine dispose d’un package compétitif sur des tracés aux profils différents. Il souligne aussi la vitesse d’adaptation de Gasly à ces nouvelles voitures, souvent délicates à exploiter.
Le tableau est moins favorable pour Colapinto, qui n’a pas trouvé la même progression au fil des séances et s’est arrêté en Q2. L’équipe assure vouloir lui donner les outils pour comprendre ce déficit de rythme et réduire l’écart. Reste un autre sujet de vigilance : la fiabilité, encore sensible en ce début de saison. Sur un Grand Prix long comme Suzuka, Alpine sait qu’il faudra tenir du premier au dernier tour.
Avec un Gasly bien placé et des longs relais jugés compétitifs, le GP du Japon laisse donc une vraie ouverture à Alpine. Reste à convertir les promesses du vendredi en points le dimanche.
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