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GP du Japon : Red Bull cherche des réponses

Au GP du Japon, Red Bull a vécu une qualification compliquée à Suzuka. Isack Hadjar a arraché la Q3 avec la 8e place, tandis que Max Verstappen a pointé une voiture instable et sous-vireuse, dans la continuité des difficultés déjà vues en Chine.

GP du Japon : Red Bull cherche des réponses F1
SUZUKA, JAPAN - MARCH 28: Eleventh placed qualifier Max Verstappen of the Netherlands and Oracle Red Bull Racing walks in the Pitlane during qualifying ahead of the F1 Grand Prix of Japan at Suzuka Circuit on March 28, 2026 in Suzuka, Japan. (Photo by Rudy Carezzevoli/Getty Images) // Getty Images / Red Bull Content Pool // SI202603280251 // Usage for editorial use only //

À Suzuka, Red Bull avance à contretemps. Sur un tour, l’écurie est très loin de ce qu’elle vise, et le GP du Japon a mis en pleine lumière des faiblesses déjà entrevues en Chine. Le constat de Laurent Mekies est sans détour : il y a beaucoup de travail, avec une voiture toujours difficile à comprendre et un chantier bien plus large qu’espéré.

Hadjar sauve ce qu’il pouvait

Pour Isack Hadjar, cette 8e place et l’accès à la Q3 ressemblaient presque au maximum atteignable ce samedi. Au vu du rythme montré depuis le début du week-end, le Français estime qu’il était au plafond.

Red Bull avait modifié les réglages avant les qualifications. La voiture y a gagné en performance, mais elle a aussi changé de comportement. Hadjar a dû s’adapter vite, avec peu de temps pour trouver ses repères. Sur sa dernière tentative, il a perdu la voiture alors qu’il était sur un bon tour. Son verdict reste mesuré : même sans cette erreur, sa position sur la grille n’aurait sans doute pas beaucoup changé.

Le regard se tourne désormais vers la course. Hadjar n’anticipe pas une forte dégradation des pneus dimanche, ce qui peut créer des opportunités. Il estime aussi qu’avec ces voitures, dépasser reste possible. Les points sont donc dans le viseur. Mais l’essentiel est ailleurs aussi : repartir de Suzuka avec une lecture plus claire de ce qu’il faut faire pour rendre la voiture plus rapide.

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Verstappen pointe un mal plus profond

Chez Max Verstappen, le ton est encore plus préoccupé. Le Néerlandais explique que Red Bull traîne plusieurs problèmes depuis le début du week-end, au point d’avoir vécu une qualification particulièrement mauvaise en sensations.

Le champion du monde décrit une monoplace délicate à placer, avec du glissement, puis beaucoup de sous-virage au milieu du virage. Autrement dit, la voiture ne pivote pas comme elle le devrait. La confiance s’en ressent, tout comme la capacité à lire clairement son comportement. La troisième séance d’essais libres avait laissé entrevoir un léger mieux, avant un retour des difficultés en qualifications.

C’est cette variabilité qui gêne le plus Verstappen. La voiture semble parfois un peu plus prévisible, puis cesse de l’être. Dans ce contexte, identifier l’origine exacte du problème devient plus complexe. Le travail va donc se poursuivre au débriefing, puis dans l’analyse de nuit avant le départ.

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Red Bull veut comprendre avant de corriger

Le message de Laurent Mekies est clair. Le week-end est compliqué pour les deux pilotes, et la lutte avec la voiture a été constante sur un tracé aussi exigeant. Surtout, les problèmes vus au GP du Japon prolongent ceux déjà observés en Chine.

Le patron de l’équipe salue le travail des personnels de l’usine, mobilisés pour remonter aux causes profondes de ces limites et trouver les bonnes réponses. Il prévient aussi que cela peut demander du temps. La ligne de conduite ne change pas : analyser les données, comprendre précisément ce qui freine la voiture, puis revenir plus fort.

Dimanche, l’objectif sera donc double. Il faudra saisir chaque opportunité en piste, mais aussi ramener un maximum d’informations utiles. Red Bull veut exploiter tout ce que Suzuka peut livrer pour alimenter la suite du développement et ajuster plus en profondeur la voiture après ce week-end.

Red Bull n’aborde donc pas ce GP du Japon dans la peau d’un favori serein. Pour l’instant, l’urgence est ailleurs : remettre de l’ordre dans le package avant d’espérer retrouver la performance qui manque aujourd’hui.

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Louis

Louis, rédacteur en chef de Moteur Actu depuis 2024, couvre quotidiennement l'actualité automobile et la Formule 1. Spécialisé sur les véhicules électriques, l'industrie européenne et les nouveautés constructeurs, il décrypte les annonces, résultats financiers et tendances du marché auto.

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