Un week-end parfait à Shanghai, avec la pole le samedi puis la victoire le dimanche, et la machine à projections s’est aussitôt emballée autour de Kimi Antonelli. Déjà candidat au titre ? Chez Mercedes, le frein a été tiré immédiatement. Toto Wolff refuse de laisser ce scénario prendre de la place après un seul succès, aussi fort soit-il.
Mercedes veut protéger Kimi Antonelli
Après cette pole position suivie de la victoire, Kimi Antonelli s’est retrouvé au centre de toutes les discussions. L’enthousiasme est monté très vite. Trop vite, pour Toto Wolff, qui appelle à garder de la mesure.
« Il faut garder les pieds sur terre », a insisté le patron de Mercedes. Oui, Antonelli a signé une très grande course. Mais Wolff rappelle aussi que le contexte a compté. George Russell a été bloqué au début, ce qui empêche de tirer une comparaison nette entre les deux pilotes de l’écurie.
Le patron de Mercedes a surtout cherché à couper court à la pression qui accompagne ce genre de performance. « Il fera des erreurs », a-t-il prévenu au sujet de son jeune pilote. Puis il a replacé les choses dans une perspective plus large : il y aura d’autres très grandes journées, et tout cela doit l’aider à se construire pour, un jour, devenir champion du monde. En revanche, parler dès maintenant de couronne mondiale « n’est bon ni pour lui ni pour les attentes de quiconque ».
Le clan Antonelli tient le même discours
Le message ne vient pas seulement de Mercedes. Marco Antonelli, le père de Kimi, a lui aussi tenté de refroidir l’emballement né après ce succès à Shanghai. Son idée est claire : son fils est encore jeune et il n’est pas encore un pilote abouti.
« Je ne sais pas, honnêtement, parce que Kimi est jeune et je pense qu’il n’est pas parfait en ce moment », a-t-il expliqué. Il reconnaît bien sûr les qualités de Kimi Antonelli, qu’il décrit comme un bon pilote. Mais, dans une lutte qui s’étire sur la durée, un facteur reste central : l’expérience.
Marco Antonelli a d’ailleurs cité George Russell comme point de comparaison en interne. À ses yeux, le Britannique est un « très super pilote » avec beaucoup d’expérience, et il est difficile de le battre. Là aussi, le scénario de course pèse dans l’analyse. Russell a été bloqué derrière les Ferrari, ce qui relativise la hiérarchie vue à l’arrivée.
Une victoire forte, pas encore un tournant mondial
Cette victoire à Shanghai change forcément le regard porté sur Kimi Antonelli. Gagner aussi tôt, après avoir signé la pole la veille, n’a rien de banal. Mais chez Mercedes comme dans l’entourage du pilote italien, la ligne ne bouge pas : éviter qu’un exploit se transforme en poids à porter.
Le championnat, rappelle son père, est long. Antonelli a fait le travail ce week-end, et il l’a très bien fait. C’est déjà suffisant pour mesurer l’ampleur de sa performance. Pour la suite, Mercedes veut avancer étape par étape, sans brûler les échéances ni charger son jeune talent d’un costume trop grand, trop tôt.
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