Sprint de Shanghai : Russell tient bon face à Ferrari

Sprint de Shanghai : Russell tient bon face à Ferrari

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Le Sprint de Shanghai n’a pas traîné pour basculer dans le combat. Piste froide, pneus vite en souffrance, leaders qui s’échangent la tête et relance décisive : dans ce scénario tendu, George Russell a fini par tenir bon face à la menace Ferrari. D’abord sous la pression de Hamilton, puis celle de Leclerc.

Un début de course agité dès les premiers virages

Le ton était donné avant même l’extinction des feux. Avec 15°C dans l’air et 13°C sur la piste, les conditions restaient fraîches, dans la lignée de la veille. Gasly signalait déjà qu’un élément s’était envolé de son Alpine en quittant la voie des stands. Albon, lui, s’élançait depuis les stands après des changements de réglages sous parc fermé.

Au départ, Russell réagit bien. Pas Antonelli, immédiatement pris en sandwich. Hamilton, lui, bondit : intérieur sur Norris, puis dépassement sur Russell par l’extérieur au virage 8 pour prendre les commandes. Le premier tour tourne rapidement au désordre. Antonelli accroche Hadjar au virage 6, des débris de carbone sont projetés, et Lindblad part en tête-à-queue au virage 11.

Devant, rien ne se stabilise. Russell repasse, Hamilton répond, puis le pilote Mercedes reprend encore l’avantage à la fin du deuxième tour avant de se retrouver de nouveau exposé. À ce rythme, chaque attaque a un prix. L’énergie se dépense vite, et la gestion compte presque autant que la performance brute. Derrière, Leclerc reste à l’affût, Norris perd un peu le contact, tandis que Verstappen chute jusqu’à la 14e place après un envol raté.

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Ferrari se mêle à la bagarre, Antonelli remonte puis paie

Le duel Russell-Hamilton fait les affaires de Ferrari. Leclerc sent que son équipier souffre et lâche à la radio : « Je pense que Lewis est en difficulté ». Quelques instants plus tard, il se jette à l’intérieur au virage 14. Les deux Ferrari se retrouvent roue contre roue, au point de provoquer cette réaction agacée de Leclerc : « Est-ce qu’il sait à quel point ces voitures sont larges ? »

Pendant ce temps, Antonelli refait son retard. Après avoir pris le dessus sur Piastri puis Norris, l’Italien reçoit toutefois une pénalité de 10 secondes pour son accrochage du départ avec Hadjar. De quoi compliquer sa course, pas l’arrêter. Il revient dans le coup, dépasse Hamilton pour la troisième place au terme du 11e tour, puis prend aussi le meilleur sur Leclerc juste avant l’intervention de la Safety Car.

Cette neutralisation redistribue tout. Russell plonge aux stands, imité par Antonelli, Leclerc, Hamilton, Norris et Piastri. Hamilton perd du temps lors du double-stack et voit Norris en profiter. Lawson et Bearman, eux, choisissent de rester en piste. À la relance, l’ordre est clair : Russell devant Leclerc, Norris, Hamilton, Lawson, Bearman et Antonelli, ce dernier ayant purgé sa pénalité.

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Russell gère la relance et file vers la victoire

Tout se joue alors au redémarrage. À la sortie du dernier virage, Leclerc patine. Russell en profite immédiatement pour creuser l’écart. Norris se rapproche, tandis qu’Antonelli cède aussi du terrain face à Piastri. L’Australien devra ensuite rendre sa position à la Mercedes pour l’avoir dépassée avant la relance.

Hamilton finit par reprendre la troisième place à Norris. Plus loin, Perez écope de 5 secondes de pénalité pour une infraction sous Safety Car. Dans le dernier virage, Ocon et Verstappen débordent Gasly, ce qui fait sortir l’Alpine du top 10.

Dans l’ultime tour, Leclerc revient un peu, mais l’ouverture n’existe plus. Russell s’impose, devant Leclerc et Hamilton. Norris termine quatrième, devant Antonelli, Piastri, Lawson et Bearman. Verstappen prend la neuvième place, devant Ocon.

Russell résume l’intensité de ce Sprint : « C’était vraiment amusant à la fin ! Je suis très heureux de gagner. » Hamilton admet de son côté avoir trop sollicité son avant gauche face à la vitesse de pointe de Mercedes. Leclerc, lui, retient surtout un motif d’espoir : le rythme de course de Ferrari semblait plus proche de celui de Mercedes que ne l’indiquait la hiérarchie des qualifications. Ce Sprint de Shanghai l’a encore rappelé : sur un relais court, la moindre erreur sur les pneus ou à la relance se paie tout de suite.

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A propos de l'auteur

Quentin, rédacteur auto et amoureux du JDM: Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi, Lexus. Ici, je vous livre des essais “à hauteur de conducteur”, entre mesures fiables, anecdotes de route et conseils d’achat sans langue de bois.

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