Une Sprint F1 Shanghai dès la deuxième course, à peine sept jours après l’ouverture à Melbourne : le calendrier ne laisse aucun temps mort. Et chez Haas, le message est clair : avec une seule séance d’essais avant de plonger dans les qualifications Sprint, l’erreur n’aura pas droit à une deuxième chance. Ayao Komatsu ne cherche même pas à masquer son scepticisme.
Komatsu : « Je ne m’en réjouis pas »
Haas assure avoir rapidement compris ce que ce début de saison allait imposer. Ayao Komatsu résume l’équation sans détour : « Ça va être un énorme défi. » Et quand il évoque Shanghai, le ton ne change pas : « Oui, Shanghai, je ne m’en réjouis pas, je ne peux pas dire que je m’en réjouis. »
Le vrai sujet, c’est le temps de piste. Une heure pour tout faire ou presque. « Une heure d’essais, se préparer pour les qualifications Sprint, ça va être un énorme défi », martèle-t-il. Bien sûr, la contrainte est la même pour tout le monde. Mais Komatsu décrit une pression très concrète au quotidien : avancer « étape par étape » tout en compressant le travail, en affinant les procédures et en gagnant en précision, pour arriver prêt sur un week-end de course classique.
Dans sa logique, Melbourne doit servir de socle. Haas veut d’abord boucler un week-end « normal » en Australie, avec l’espoir d’une course sur le sec, avant d’enchaîner vers la Chine. Et là, la Sprint F1 Shanghai promet une « courbe d’apprentissage très raide ». Même si, insiste Komatsu, ce sera « pareil pour tout le monde ».
Bearman : la peur partagée, le simulateur comme bouée
Oliver Bearman tient le même discours, avec une inquiétude qu’il dit largement partagée. « C’est la peur de tout le monde, je pense, en abordant le début de l’année », lâche-t-il. À ses yeux, placer un week-end Sprint dès la manche 2, dans le contexte d’une « refonte massive de la réglementation », paraît « un peu optimiste ».
Pour Bearman, l’urgence est de se mettre dans le rythme dès l’Australie. Il faut convertir immédiatement ce qui est appris à Melbourne en méthode, puis en performance, une semaine plus tard. Dans ce genre d’enchaînement, un outil devient central : le simulateur. Il le juge « critique » pour être dans le coup dès les premières minutes en Chine. Sinon, prévient-il, « les écarts vont être énormes en qualifications Sprint ».
Domenicali : « ne paniquez pas », mais le débat sur les essais reste ouvert
Stefano Domenicali, lui, appelle à « ne pas paniquer ». Il concède aussi que des changements pourraient être nécessaires dans la réglementation avant Melbourne. En parallèle, il continue de défendre le format Sprint et maintient sa position : les séances d’essais seraient une perte de temps et ne seraient pas nécessaires.
Au final, la Sprint F1 Shanghai met le doigt sur une tension très concrète : avec une seule heure d’essais, l’apprentissage et la mise au point doivent être quasi instantanés. Chez Haas, on ne tourne pas autour du pot : le moindre retard risque de se payer cash dès les qualifications Sprint.
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