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Aston Martin AMR26 : Stroll parle d’un gouffre

Après ses premiers tours à Barcelone, Lance Stroll juge l’Aston Martin AMR26 très loin du compte. Il évoque un retard de quatre à quatre secondes et demie sur les meilleures équipes, et promet un travail quotidien sur la voiture et le moteur avant le verdict en Australie.

Formula 1 Testing in Bahrain - Day 1 F1
BAHRAIN, BAHRAIN - FEBRUARY 11: Lance Stroll of Canada driving the (18) Aston Martin F1 Team AMR26 Honda on track during day one of F1 Testing at Bahrain International Circuit on February 11, 2026 in Bahrain, Bahrain. (Photo by Joe Portlock/Getty Images).2261021034.Colour Image, Horizontal, sport, motorsport, formula one racing 2261021034 action, testing, Auto Racing, Car, Formula One, Machine, Race Car, Sport, Transportation, Vehicle, Wheel

Le ton est donné. À Barcelone, Lance Stroll sort de l’Aston Martin AMR26 avec une phrase qui claque comme un avertissement : l’écart avec les meilleurs ressemble déjà à un gouffre. Pas une histoire de dixièmes à gratter, mais de secondes à aller chercher.

En pré-saison, tout le monde avance masqué. Les programmes diffèrent, les charges aussi. Mais le Canadien, qui n’a bouclé que 5 tours à Barcelone, après 36 tours la veille, calme d’emblée les attentes. Et enterre l’idée d’un conte de fées façon « Brawn ».

« Quatre secondes » : un constat brutal dès les premiers relais

Quand on lui demande à quel moment Aston Martin pourrait réduire l’écart, Stroll ne cherche pas à enjoliver : « Je ne sais pas. Je veux dire, là, on dirait qu’on est à quatre secondes des équipes de tête, quatre secondes et demie. » Il rappelle tout de même le grand classique des essais : « C’est impossible de savoir quelles charges de carburant et tout le reste les gens utilisent. »

Sauf que, même avec cette prudence, le chiffre reste massif. Stroll résume l’ampleur du chantier sans détour : « Il faut essayer de trouver quatre secondes de performance. » Et il ne pointe pas un coupable unique. « C’est une combinaison de choses, » dit-il, en mettant dans le même panier le moteur, l’équilibre et l’adhérence.

Sur la piste, l’AMR26 n’a pas « mis le feu à la piste ». Dans l’esprit de Stroll, le rythme entrevu chez Red Bull, Mclaren et Mercedes place déjà Aston Martin à distance respectable.

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Des solutions à construire, pas à attendre

Où est la solution ? Stroll n’attend pas de miracle : « Je ne pense pas que ça tombe du ciel. » Le plan ressemble à celui de toutes les équipes qui chassent : améliorer la voiture, améliorer le moteur, et tirer davantage du package.

Il insiste aussi sur la réalité du rythme en F1. Personne ne lâche, week-end après week-end. Aston Martin veut donc « extraire plus de performance chaque jour », tout en gardant un cap plus long avec des évolutions prévues « côté groupe propulseur » et « côté châssis ».

Le premier vrai point de repère, il le renvoie à l’Australie : « On verra en Australie où on se situe sur la grille, puis on verra tout au long de la saison comment on progresse. » D’ici là, la consigne est simple : pousser aussi fort que possible.

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Pas de réaction « émotionnelle », mais un objectif intact

Le discours est sombre, mais Stroll refuse de le traduire en déception personnelle. « Je n’ai pas de réaction émotionnelle, » affirme-t-il. Son enchaînement de questions-réponses résume l’état du projet : oui, l’équipe veut se battre pour gagner. Non, à cet instant, « ça n’en a pas l’air ». Et oui, il pense que cela peut arriver dans le futur.

Pas question, en revanche, de vendre une remontée express. « Je n’ai pas de boule de cristal, » répète-t-il, avant de conclure : « Est-ce que ça peut changer dans les prochaines semaines, est-ce que ça peut aller beaucoup mieux ? Bien sûr. Est-ce que ça ira à 100 % beaucoup mieux ? Je ne sais pas. »

Au final, le message ne laisse pas beaucoup de place à l’interprétation : l’Aston Martin AMR26 ne donne pas, pour l’instant, les garanties d’une saison au sommet. L’équipe parle d’améliorations; Stroll, lui, parle d’un écart énorme à combler. Reste à voir, dès l’Australie, si ce gouffre est bien réel ou si les essais ont grossi le trait.

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Marion

Marion, 31 ans, rédactrice chez Moteur Actu, suit l'actualité automobile et les sorties constructeurs. Passionnée d'auto depuis l'enfance, elle relaie les annonces produits, lancements internationaux et tendances du secteur avec un regard accessible aux passionnés comme aux non-initiés.

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