La réduction d’effectifs Renault ingénierie pourrait atteindre 20 % sur deux ans. Le groupe veut réduire ses coûts, gagner en agilité et s’inspirer davantage de ses méthodes de développement en Chine.
Jean-Dominique Senard quittera la présidence de Renault en 2027, après huit années marquées par la sortie de crise, le rééquilibrage avec Nissan et une restructuration profonde. Le groupe reste toutefois confronté à des défis industriels majeurs.
Avec son plan capacité Hyundai 2030, le constructeur veut ajouter 1,2 million de véhicules à sa production annuelle mondiale d’ici 2030. L’offensive passera par une production plus locale, avec un accent fort sur les États-Unis, la Chine et l’Inde.
Skoda Chine prendra fin d’ici mi-2026 après une chute prolongée des ventes. Ancien premier marché de la marque, le pays est passé de plus de 300 000 livraisons entre 2016 et 2018 à 15 000 unités l’an dernier.
Les équipementiers automobiles européens voient 2026 se dégrader nettement. Selon CLEPA, 24 % d'entre eux anticipent une rentabilité négative et 76 % restent sous le seuil de 5 %, poussant une partie du secteur à se diversifier hors de l'automobile.
ZF réduit sa dette en ramenant son endettement net à 10,2 milliards d’euros en 2025 et envisage de nouvelles cessions. L’équipementier allemand améliore sa rentabilité, mais reste confronté à une demande atone et à une transition électrique plus lente que prévu.
Stellantis Europe discute avec Xiaomi et XPeng de plusieurs scénarios pour remodeler ses activités, dont des prises de participation dans certains actifs. Le groupe dément en parallèle tout projet de scission entre l’Europe et les États-Unis.
La crise au Moyen-Orient accentue les difficultés du secteur automobile. Volkswagen et Volvo Car constatent une montée de l’incertitude chez les acheteurs, tandis que les perspectives 2026 du marché régional deviennent plus prudentes.
Le bénéfice Volkswagen 2025 a chuté de 44,3 % à 6,90 milliards d’euros, alors que le chiffre d’affaires est resté presque stable à 321,91 milliards d’euros. Les droits de douane américains, Porsche et les effets de change ont lourdement pesé sur la rentabilité.
Aston Martin confirme un plan de réduction d’effectifs pouvant atteindre 20%, soit environ 600 postes sur 3 000, principalement au Royaume-Uni. En cause: les droits de douane américains et le ralentissement en Chine, dans un contexte où le constructeur affiche une perte d’exploitation ajustée de 189 millions de livres sterling en 2025.