Dans un contexte que Pirelli qualifie lui-même de « difficile », le pneumaticien italien boucle 2025 sans dévier de sa feuille de route. Les résultats Pirelli 2025 mettent en avant une recette assumée: pousser le mix vers le haut de gamme, tenir la rentabilité et remettre le dividende au premier plan.
Profit en hausse et dividende proposé
Le bénéfice net annuel atteint 530,7 millions d’euros, en hausse de 5,9%, contre 501,1 millions d’euros un an plus tôt. Dans la foulée, le conseil d’administration prévoit de proposer un dividende total de 0,34 € par action, dont une composante extraordinaire de 0,10 €.
Le groupe replace ces chiffres dans un environnement « difficile », entre tensions géopolitiques et commerciales, et volatilité des changes. Malgré ces vents contraires, Pirelli assure avoir fait mieux que l’an dernier et tenu ses objectifs, en s’appuyant sur l’efficacité de son modèle et sur les programmes clés de son plan industriel.

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Chiffre d’affaires solide, mix “haut de gamme” renforcé
Sur l’ensemble de l’exercice, le chiffre d’affaires grimpe à 6,77 milliards d’euros, tout en haut de la fourchette visée, avec une croissance organique de 4,2%. La rentabilité suit le mouvement: l’adjusted EBIT progresse de 2,0% à 1,08 milliard d’euros, pour une marge de 16% (15,7% en 2024).
Derrière ces 16%, un moteur revient: la montée en valeur. Les produits à forte valeur pèsent 79% des ventes, contre 76% en 2024. En clair, Pirelli continue d’arbitrer en faveur du mix, un levier qui compte quand les volumes ne suffisent plus à faire la différence.
La génération de cash reste, elle aussi, au centre du tableau. Le flux de trésorerie net avant dividendes atteint 1,07 milliard d’euros. Hors impact de 496,5 millions d’euros lié à une conversion obligataire, il ressort à 0,58 milliard d’euros, au-dessus de l’objectif d’environ 0,55 milliard d’euros.
Un quatrième trimestre stable, cap fixé pour 2026
Au quatrième trimestre, le chiffre d’affaires s’établit à 1,58 milliard d’euros. En organique, Pirelli revendique +6,1%, en excluant des effets de change négatifs (moins 5,3%) et l’effet Däckia (moins 1,3%). Une fois ces éléments intégrés, le chiffre d’affaires recule toutefois de 0,5% sur un an.
Côté rentabilité, pas de rupture. L’EBIT ajusté atteint 245,9 millions d’euros, contre 244,6 millions d’euros au quatrième trimestre 2024, avec une marge qui se redresse légèrement à 15,6% (15,4% un an plus tôt). Le bénéfice net ressort à 130,1 millions d’euros, quasiment inchangé par rapport aux 130,0 millions d’euros de l’an dernier.
Pour 2026, Pirelli vise un chiffre d’affaires entre 6,70 et 6,90 milliards d’euros, avec une marge d’EBIT ajusté d’environ 16%. Le groupe cible aussi un flux de trésorerie net avant dividendes d’environ 0,50 milliard d’euros. Enfin, il anticipe une position financière nette de fin d’année d’environ moins 1,20 milliard d’euros, et un ratio position financière nette sur EBITDA ajusté autour de 0,75x à fin 2026.
Au final, les résultats Pirelli 2025 confirment une tendance nette: plus de valeur dans les ventes, une marge qui se cale autour de 16% et un dividende remis en avant, avec une année 2026 que le groupe présente sous le signe de la stabilité.
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