Toyota Motor Europe passe à la vitesse supérieure sur l’économie circulaire. Avec la Toyota Circular Factory, le constructeur va installer à Walbrzych, en Pologne, un site dédié au traitement des véhicules en fin de vie. Objectif : récupérer un maximum de pièces réutilisables et de matières premières, tout en limitant le recours à des matériaux à forte empreinte carbone. Et, en toile de fond, consolider la chaîne d’approvisionnement.
Walbrzych, une extension logique d’un site déjà industriel
Walbrzych n’a pas été choisi au hasard. Toyota Motor Europe (TME) y exploite déjà une implantation qui fabrique des éléments majeurs pour des motorisations hybrides et thermiques. La Circular Factory vient s’adosser à cet ensemble, mais avec une mission bien différente : organiser et industrialiser la fin de vie.
L’installation est annoncée sur 25 000 m². Sa capacité atteindra jusqu’à 20 000 véhicules en fin de vie par an. Ici, pas question de se limiter à une mise au rebut. Toyota promet une démarche structurée, pensée pour privilégier la récupération des pièces et des matières. Une façon, aussi, de sécuriser des flux de matériaux dans un contexte où certaines ressources peuvent devenir un point de tension pour l’industrie.
Démontage, réemploi, recyclage : la méthode Toyota
Le principe est posé : « reduce, reuse and recycle ». Réduire, réutiliser, recycler. Dans les faits, certains composants, comme les batteries et les roues, passeront par une évaluation pour orienter leur avenir vers l’une des trois voies prévues : remise à neuf (remanufacture), réaffectation à un autre usage (repurposing) ou recyclage.
Même logique pour les matières. Cuivre, acier, aluminium et plastiques seront extraits pour être réutilisés, notamment dans la production de nouveaux véhicules. Toyota met en avant plusieurs bénéfices attendus : moins de dépendance à des matières premières très émettrices de CO2, une chaîne d’approvisionnement plus robuste, et une baisse des émissions sur l’ensemble de la chaîne de valeur grâce au réemploi, à la remise à neuf, au recyclage et à une meilleure efficacité matière.
Une deuxième Circular Factory en Europe, et un contexte électrique
Avec Walbrzych, Toyota franchit une nouvelle étape : deuxième Circular Factory en Europe après celle lancée en 2025 à Burnaston, au Royaume-Uni. Leon van der Merwe, vice-président Circular Economy chez TME, cadre l’ambition : « C’est notre deuxième Circular Factory en Europe. La première a été lancée en 2025 à Burnaston au Royaume-Uni et est devenue notre référence pour le développement des opérations d’économie circulaire. »
Cette usine s’inscrit dans un programme plus large autour de la circularité et d’une fabrication neutre en carbone. En parallèle, Toyota continue de défendre son « multi-pathway approach » pour réduire les émissions. Début février 2026, le constructeur a ainsi introduit en Amérique du Nord une version 100 % électrique du SUV Highlander. Ce Highlander électrique à trois rangées de sièges est proposé avec une batterie de 76,96 kWh pour un usage urbain, ou un pack de 95,82 kWh destiné à offrir davantage d’autonomie pour les trajets plus longs et un usage outdoor. Toyota rappelle que, depuis 2001, la gamme Highlander a dépassé 3,6 millions de ventes cumulées aux États-Unis.
Au final, la Toyota Circular Factory de Walbrzych vise à industrialiser le traitement de fin de vie à grande échelle. Avec une priorité claire : le réemploi et la récupération matière, le tout intégré à la stratégie plus globale de Toyota sur la décarbonation.
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