Le coup de frein se confirme, et il devient difficile à ignorer. Les ventes BYD poursuivent leur dévissage en ce début 2026 : en février, le constructeur de Shenzhen annonce 190 190 véhicules livrés dans le monde, soit -41% sur un an. Le contraste tranche avec le mois de février 2025, où la marque affichait une forte croissance. Cette fois, BYD doit faire avec une demande domestique en net repli, sur fond de réduction des aides à l’achat de véhicules à énergie nouvelle (NEV) en fin d’année 2025.
Un sixième mois consécutif de recul
Février 2026 prolonge une série qui commence à peser : sixième mois consécutif de baisse pour BYD. Le calendrier n’a pas joué en sa faveur. Avec le Nouvel An lunaire chinois, le mois a compté moins de jours ouvrés qu’en 2025. Mais réduire le recul à cet effet serait trop simple.Janvier 2026 avait déjà donné le ton, avec -30% sur un an à 210 051 unités. Au cumul, sur les deux premiers mois de 2026, BYD atteint 400 241 véhicules, en baisse de 36% par rapport à la même période un an plus tôt. Le message est limpide : la dynamique s’est inversée. Et le groupe doit composer avec un marché chinois plus difficile, mais aussi avec une concurrence domestique qui s’est fortement intensifiée sur les douze derniers mois.
Chine en berne, exportations en hausse
La cassure se lit d’abord en Chine. En février 2026, les ventes domestiques de BYD plongent de 65% sur un an à 89 590 véhicules, après -53% en janvier à 109 569 unités. Sur janvier-février 2026, le repli atteint 58%, avec 199 159 véhicules écoulés en Chine.Pour amortir le choc, l’international prend de plus en plus de place. Les exportations progressent de plus de 50% en février 2026 à 100 600 unités. Sur les deux premiers mois de l’année, elles grimpent aussi de plus de 50% à 201 082 unités. BYD met en avant une accélération de son expansion mondiale, avec un focus renforcé sur l’Amérique latine et l’Europe, pour compenser la faiblesse du marché domestique.
Des financements jusqu’à huit ans pour relancer la demande
Pour tenter de ramener les clients chinois en concession, BYD se cale sur une tendance qui monte chez les constructeurs locaux : les financements auto « ultra-long terme ». La marque propose désormais des durées de remboursement jusqu’à huit ans. L’idée est d’abaisser la marche à l’entrée, alors que les incitations publiques à l’achat de NEV ont été retirées en partie et que la pression concurrentielle s’est accrue.Au final, les ventes BYD dessinent un marché à deux vitesses : une Chine qui se contracte brutalement, et des exportations qui prennent le relais à marche forcée. Reste qu’à l’échelle mondiale, la baisse cumulée du début 2026 montre que l’équation est loin d’être résolue.
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