Aller au contenu

La ZTL à Paris affiche 18 % de trafic en moins, sans PV

La ZTL à Paris enregistre une baisse de trafic de 18 % dans son périmètre. Airparif mesure aussi une diminution du dioxyde d’azote, malgré des reports ponctuels sur des boulevards voisins. Fin septembre 2026, aucune verbalisation n’était encore appliquée.

Circulation automobile dans une rue du centre de Paris concernée par la zone à trafic limité. Actualités
© Christophe Belin / Ville de Paris

La ZTL à Paris s’accompagne d’une baisse de 18 % du trafic dans son périmètre, mais la circulation augmente sur certains boulevards voisins alors que la verbalisation n’a toujours pas commencé.

La ZTL interdit depuis novembre 2024 le trafic de transit dans les quatre premiers arrondissements de Paris. Près de deux ans plus tard, Airparif y mesure une baisse du trafic pouvant atteindre 18 %.
La ZTL interdit depuis novembre 2024 le trafic de transit dans les quatre premiers arrondissements de Paris. Près de deux ans plus tard, Airparif y mesure une baisse du trafic pouvant atteindre 18 %. — © Christophe Belin / Ville de Paris

Depuis novembre 2024, la zone à trafic limité interdit de traverser les quatre arrondissements centraux sans s’y arrêter. Elle n’exclut donc pas toutes les voitures : rejoindre son domicile, travailler, effectuer une livraison, faire des achats ou consulter un médecin restent des motifs permettant d’y circuler.

Près de deux ans après sa mise en place, Airparif mesure un recul du trafic de 18 % à l’intérieur du périmètre. La baisse ne s’arrête pas aux limites de la ZTL : elle atteint 10 à 12 % dans la zone péricentrale et le reste de Paris, ainsi que 8 % sur les grands axes immédiatement voisins.

Dans les zones étudiées, les concentrations de dioxyde d’azote diminuent en moyenne d’environ 1 µg/m³. Sur le boulevard Morland, dans le 4e arrondissement, la baisse atteint même 2 à 5 µg/m³. En revanche, aucune évolution notable n’apparaît pour les particules fines, dont les sources ne se limitent pas à la circulation routière.

La ZTL n’explique pas à elle seule ces gains. Les autres aménagements réalisés dans Paris entre 2023 et 2025 y contribuent également, et l’analyse tient compte de facteurs comme la météo et l’évolution du parc automobile.

Moins de voitures au cœur de Paris : la ZTL commence à produire des effets mesurables, même si une partie du trafic se reporte sur certains axes voisins.
Moins de voitures au cœur de Paris : la ZTL commence à produire des effets mesurables, même si une partie du trafic se reporte sur certains axes voisins. — © Christophe Belin / Ville de Paris

Des reports de circulation sans dégradation de l’air

Une partie des automobilistes change d’itinéraire plutôt que de renoncer à circuler. Des hausses ponctuelles de trafic apparaissent ainsi sur les boulevards Poissonnière, de Bonne-Nouvelle et Saint-Germain.

Sur ces axes, les reports ne s’accompagnent pas d’une dégradation mesurée de la qualité de l’air. Selon Airparif, leurs effets locaux sont compensés par la baisse générale du trafic et les autres mesures de réduction des émissions routières. Le bilan ne se résume donc pas à un déplacement de la circulation vers les rues voisines.

Publicité – elle permet de soutenir ce blog gratuitement.

La ZTL à Paris reste sans verbalisation

La baisse du trafic observée dans la ZTL s’accompagne d’une amélioration de la qualité de l’air, avec des concentrations de dioxyde d’azote également en recul selon Airparif.
La baisse du trafic observée dans la ZTL s’accompagne d’une amélioration de la qualité de l’air, avec des concentrations de dioxyde d’azote également en recul selon Airparif. — © yayimages

Fin septembre 2026, la Ville de Paris indiquait toujours que le dispositif restait en « phase pédagogique », sans aucune verbalisation. Un transit non autorisé expose théoriquement à une amende de 135 €, correspondant à une contravention de 4e classe, mais cette sanction n’est pas appliquée.

Le calendrier a pourtant déjà été repoussé. Initialement prévu le 1er mai 2025, le début de la verbalisation avait été reporté à septembre 2025. Plus d’un an après cette nouvelle échéance, les premiers gains sur le trafic et le dioxyde d’azote sont donc mesurés sans mise en œuvre des amendes.

Recevez chaque semaine l’essentiel de l’actualité.

Louis

Louis, rédacteur en chef de Moteur Actu depuis 2024, couvre quotidiennement l'actualité automobile et la Formule 1. Spécialisé sur les véhicules électriques, l'industrie européenne et les nouveautés constructeurs, il décrypte les annonces, résultats financiers et tendances du marché auto.

Commentaires 0

Modérés avant publication

Ajouter un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *