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Abu Dhabi 2021 : Danny Sullivan accuse Michael Masi d’avoir « offert » le titre à Verstappen

Ancien pilote et ex-commissaire, Danny Sullivan estime que la décision de Michael Masi sur les retardataires et la fin de la voiture de sécurité à Abu Dhabi 2021 a « offert » le titre à Max Verstappen, tout en rejetant l’idée d’un biais des commissaires.

F1 Grand Prix of Abu Dhabi F1
ABU DHABI, UNITED ARAB EMIRATES - DECEMBER 12: 2021 Championship contenders Max Verstappen of Netherlands and Red Bull Racing and Lewis Hamilton of Great Britain and Mercedes GP stand in front of the F1 World Drivers Championship Trophy on the grid before the F1 Grand Prix of Abu Dhabi at Yas Marina Circuit on December 12, 2021 in Abu Dhabi, United Arab Emirates. (Photo by Mark Thompson/Getty Images)

Un ancien pilote et commissaire rouvre le débat

Danny Sullivan, ancien pilote passé par la Formule 1 en 1983 avec Tyrrell, puis vainqueur des 500 Miles d’Indianapolis en 1985 et champion CART trois ans plus tard, revient sur l’un des épisodes les plus controversés de l’ère récente : le Grand Prix d’Abu Dhabi 2021.

Ancien représentant des pilotes au sein du collège des commissaires sur plusieurs Grands Prix entre 2010 et 2018, l’Américain précise qu’il ne faisait pas partie de l’équipe de commissaires lors de cette finale 2021. Pour autant, il estime que la gestion de la voiture de sécurité par Michael Masi, alors directeur de course, a pesé de façon décisive sur l’issue du championnat.

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La procédure des retardataires et la fin anticipée de la voiture de sécurité

Selon Sullivan, le choix de n’autoriser à se dédoubler que certaines voitures retardataires, celles situées entre Lewis Hamilton et Max Verstappen, a été « entièrement mauvaise ». Il pointe aussi le fait d’avoir mis fin à la période de voiture de sécurité plus tôt que ce que la situation, selon lui, imposait.

Dans ses propos, il affirme que les commissaires n’avaient pas la main sur ces décisions, expliquant que « les commissaires n’ont jamais eu à se prononcer sur tout ça ». Il ajoute que des personnes faisaient pression pour éviter une arrivée sous drapeau jaune, car cela « ne faisait pas bien ».

Sullivan rappelle qu’« au regard des règles », l’instruction aurait dû s’appliquer à l’ensemble des retardataires. Mais, d’après lui, une telle procédure aurait empêché de relancer la course avant l’arrivée. Le classement se serait alors fait sous voiture de sécurité, les autres retardataires se trouvant plus loin dans le peloton.

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Un enchaînement qui a placé Verstappen dans une position idéale

Danny Sullivan décrit une séquence où le fait de laisser passer cinq voitures a replacé Verstappen juste derrière Hamilton. Il souligne que Verstappen s’était arrêté pour chausser des pneus neufs, tandis que Hamilton ne l’avait pas fait.

Il insiste sur l’écart de situation pneumatique au moment de la relance : des pneus « de qualification » pour Verstappen, contre des pneus très usés pour Hamilton. Dans ces conditions, il estime qu’il n’y avait « aucune chance » que Verstappen ne dépasse pas Hamilton à ce moment-là.

Dans cette lecture, Sullivan conclut que Michael Masi a « offert le championnat du monde » à Verstappen avec cette décision, tout en reconnaissant que ce point de vue restera matière à débat.

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Une critique de la décision, mais une contextualisation de la pression

Sullivan nuance toutefois son jugement en rappelant le contexte d’une saison longue et éprouvante, rythmée par les déplacements et la pression constante exercée par les équipes. Il décrit une fin de saison sous tension, avec des décisions à prendre dans les toutes dernières minutes.

Il précise également qu’il ne remet pas en cause Verstappen en tant que pilote dans cette séquence, affirmant que le Néerlandais « n’a rien fait ». Il ajoute que, selon la sensibilité des supporters, certains peuvent considérer que « c’était l’appel » du directeur de course, même s’il répète que, pour lui, ce n’était « pas un bon appel ».

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Pas de biais des commissaires selon Sullivan

Au-delà d’Abu Dhabi 2021, Danny Sullivan dit vouloir dissiper l’idée d’un biais durable des commissaires. Il rappelle qu’un commissaire pilote siège avec trois autres commissaires, et que les décisions sont collégiales.

Il indique avoir déjà été désavoué par le reste du panel malgré sa propre conviction, et insiste sur la quantité de données disponibles pour trancher : caméras embarquées, traces d’accélérateur, pression de freinage, angle de direction, ainsi que des entretiens possibles avec les pilotes après les faits.

Sur l’ensemble de ses années dans ce rôle, il affirme n’avoir jamais ressenti de favoritisme. Il décrit un processus qu’il juge « assez simple » et fondé sur des informations qu’il qualifie d’« sans équivoque ».

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Louis

Louis, rédacteur en chef de Moteur Actu depuis 2024, couvre quotidiennement l'actualité automobile et la Formule 1. Spécialisé sur les véhicules électriques, l'industrie européenne et les nouveautés constructeurs, il décrypte les annonces, résultats financiers et tendances du marché auto.

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