Pour Cadillac, le baptême du feu en Formule 1 n’avait rien d’un exercice de style. À l’Albert Park, à Melbourne, l’objectif était brut: mettre deux voitures en piste, engranger des tours, apprendre au plus vite. Sur ce point, le vendredi a livré un premier verdict. Valtteri Bottas et Sergio « Checo » Perez ont cumulé 68 tours au volant de la MAC-26. Mais l’après-midi de Perez a vite rappelé ce que signifie débuter.
Une entrée en matière historique pour Cadillac
Sergio Perez a mis des mots sur l’instant. « Aujourd’hui n’est que le début. J’étais très fier d’être en piste lors de la toute première séance d’essais de la Cadillac Formula 1 Team », a-t-il expliqué. Le Mexicain parle d’un « grand pas » pour l’équipe, surtout parce que les deux monoplaces ont pu rouler et construire du kilométrage.
Rien n’est pour autant réglé. « Il y a beaucoup de petits détails que nous devons nettoyer », reconnaît-il, tout en se disant confiant sur la progression à venir grâce à « l’esprit » et « l’expérience » du groupe. La méthode est arrêtée: avancer « étape par étape », avec une idée fixe pour la suite, une journée « plus simple » le samedi afin de préparer les qualifications.
Perez stoppé par deux pannes, Bottas capitalise
Pat Symonds, ingénieur exécutif, a détaillé ce qui a plombé la séance de Perez. L’après-midi a été « difficile » à cause de deux problèmes totalement indépendants. D’abord un souci sur le système de carburant. Pour y accéder, l’équipe a dû retirer le stockage d’énergie, de quoi repousser longuement le retour en piste. Et quand la voiture a enfin repris la piste, un autre coup d’arrêt est tombé: une fuite hydraulique.
« Des soucis de jeunesse, mais on va s’en sortir », résume Symonds. L’ingénieur préfère aussi retenir l’autre moitié du garage: une journée « plutôt bonne » avec Bottas. Le Finlandais a pu avancer sur la compréhension de la voiture et des pneus, et l’équipe a obtenu les réponses attendues.
Bottas, lui, souligne surtout l’effort collectif en coulisses. « Merci à toute l’équipe d’avoir préparé la voiture », a-t-il déclaré, en évoquant des difficultés lors de l’assemblage. Sans couvre-feu, le groupe a pu maximiser son temps de travail, rendant ce premier vendredi de Grand Prix encore plus marquant. Pas un début sans accrocs, mais une logique assumée: « On a appris à chaque tour » et la base de données récoltée doit servir à faire mieux dès le lendemain.
Un cap symbolique dès le lendemain
Graeme Lowdon, directeur d’équipe, a rappelé que le 7 mars 2026 marquera un an depuis l’acceptation de l’inscription de Cadillac en F1. Il mesure le chemin parcouru en si peu de temps, jusqu’à pouvoir aligner deux voitures « face aux meilleurs du monde ». Lowdon a aussi salué le travail mené sur plusieurs sites, à Indianapolis, Charlotte et Silverstone, en remerciant également les proches des membres de l’équipe.
Au final, ce premier vendredi à Melbourne a posé les bases: du roulage, des données, et deux pannes distinctes qui ont cassé le rythme de Perez. Avec une journée plus propre en ligne de mire, Cadillac veut transformer ce baptême en progrès dès samedi.
Restez informé
Suivez-nous sur Google Actualités





