Sur le départ F1, le ton monte dans le paddock. Et cette fois, Ferrari ne veut plus entendre parler d’un nouveau tour de vis. Face aux équipes qui poussent encore pour retoucher la procédure, Fred Vasseur oppose une fin de non-recevoir. Pour le patron de l’écurie italienne, le débat est clos.
Ferrari avait vu le problème avant tout le monde
Chez Ferrari, le problème avait été identifié bien avant que le sujet ne s’impose dans les discussions. Comme Max Verstappen sur l’impact du changement de règlement en course, l’équipe de Maranello avait repéré très tôt un risque précis au moment de la mise en action au feu vert. Une alerte restée sans suite.
La réponse était sans ambiguïté : à l’équipe de concevoir sa voiture en fonction du règlement, pas au règlement de s’adapter aux voitures. Ferrari a donc travaillé dans ce cadre. Puis, lors des essais de pré-saison, le constat s’est imposé immédiatement : les départs allaient devenir un sujet. Mais pas pour tout le monde.
La monoplace italienne bénéficiait d’un turbo plus petit, avec à la clé une mise en mouvement plus rapide et plus propre. Officiellement, la sécurité occupait le centre des échanges. En réalité, l’avantage de Ferrari dans cet exercice a aussi tendu une partie de la grille.
Russell pousse, Vasseur verrouille
George Russell a mis des mots très clairs sur le malaise. Le pilote Mercedes estime qu’une partie du plateau s’est fait surprendre par une particularité du règlement au départ à Melbourne. Et il le rappelle aussi : lorsqu’une équipe tient un avantage compétitif, elle n’a aucune raison de vouloir voir les règles changer.
Le Britannique l’a formulé ainsi : « La moitié de la grille » s’est fait piéger par une bizarrerie du règlement sur le départ de course à Melbourne. Il a ajouté que, faute d’accord pour aller plus loin, les équipes devraient désormais faire avec.
Ferrari, de son côté, n’a pas fermé toutes les portes. L’écurie a déjà validé une évolution de la procédure, avec 5 secondes supplémentaires pour laisser le temps de construire la pression du turbo. Mais pas question d’aller au-delà. C’est précisément là que Vasseur fixe la limite.
« Assez, c’est assez »
Le Français rappelle qu’il avait saisi la FIA il y a un an pour signaler que la procédure de départ serait difficile à gérer. Depuis, une première adaptation a bien été introduite, avec cette histoire des cinq secondes et celle du feu bleu. À ses yeux, toutefois, ces ajustements n’ont en rien aidé Ferrari.
Fred Vasseur résume sa ligne en une formule sèche : « assez, c’est assez ». Interrogé sur l’idée que, du point de vue de Ferrari, tout changement supplémentaire sur la procédure de départ relevait désormais d’un dossier clos, il a répondu simplement : « Pour moi, oui. »
Le message est clair. Sur le départ F1, Ferrari considère avoir respecté les règles, anticipé le problème et conçu sa voiture en conséquence. Cette fois, Maranello refuse de voir le cadre bouger encore.
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