Des déclarations faites lors des essais de pré-saison à Bahreïn, début 2026
À Bahreïn, au lancement des essais de pré-saison en 2026, James Vowles s’est exprimé dans un climat de controverse autour des groupes propulseurs. Le patron de Williams a pris la parole alors que la première course de la saison 2026 n’était plus qu’à quelques semaines, avec la possibilité que Mercedes et ses équipes clientes soient pénalisées si le différend n’était pas réglé.
Williams affirme que le groupe propulseur Mercedes respecte le règlement
James Vowles a affiché une position nette : le groupe propulseur installé dans la Williams est, selon lui, « complètement conforme » aux règles. Il a insisté sur le fait que ce niveau de performance est le fruit de plusieurs années de travail, et non d’un effort mené sur une courte période.
Préserver une F1 « méritocratique » et éviter une logique de « Balance of Performance »
Le dirigeant britannique a estimé que la discipline devait prendre garde à ne pas basculer vers une série gouvernée par une logique de « Balance of Performance ». Il a défendu une Formule 1 fondée sur une méritocratie technique, où la meilleure solution d’ingénierie est récompensée plutôt que sanctionnée.
Des rivaux « agacés », mais une hiérarchie technique jugée encore floue
James Vowles a reconnu que d’autres équipes pouvaient être « agacées », estimant qu’elles n’ont pas atteint ce que Mercedes a réussi. Il a toutefois rappelé qu’à ce stade, il n’est pas évident d’identifier avec certitude le meilleur groupe propulseur dans la voie des stands, tout en notant que l’attention se concentre sur un seul détail du sujet.
Il a dit espérer qu’une approche raisonnable finira par s’imposer, afin de préserver l’idée d’une compétition où la meilleure solution technique l’emporte. Dans cette optique, il a répété que le groupe propulseur Mercedes respecterait l’ensemble des règlements applicables.
Le risque d’un changement de règles et ses conséquences sur la grille
Interrogé sur le point de règlement au cœur du différend, James Vowles a évoqué la difficulté de définir une règle permettant de tester les groupes propulseurs dans des conditions réellement représentatives de l’utilisation en piste, en mentionnant notamment les considérations liées aux taux de compression et aux conditions ambiantes.
Il a estimé qu’une méthode de test pouvait être trouvée, tout en soulignant deux étapes délicates : d’une part, la question d’une conformité à d’éventuelles évolutions futures du règlement, qu’il juge incertaine; d’autre part, les conséquences d’un changement effectif des règles. Il a averti que, si une nouvelle interprétation rendait illégaux les moteurs concernés, huit voitures pourraient ne pas prendre le départ.
Une défense nuancée de la FIA face aux interprétations des équipes
Alors que certains reprochent à l’instance dirigeante d’avoir laissé le dossier s’étirer, James Vowles a reconnu la complexité du travail de la FIA. Il a décrit un rapport de force entre des équipes mobilisant un très grand nombre de spécialistes pour interpréter le règlement de manière inventive, et une fédération aux ressources humaines plus limitées.
Selon lui, la FIA parvient généralement à tracer la frontière entre interprétation ingénieuse et dépassement de la limite. Il a toutefois appelé à la vigilance, pour éviter qu’une décision ne soit dictée par des considérations politiques d’équipes n’ayant pas trouvé certaines innovations, estimant que la fédération doit adopter une ligne d’action juste sur l’ensemble du dossier.





