Cinq jours de roulage et plus de trois mille tours
Le directeur technique de Mercedes, James Allison, dit avoir été frappé par la fiabilité affichée par les équipes et les motoristes lors d’essais organisés en Espagne, pendant l’hiver 2026, en amont de la nouvelle saison. Au total, sur cinq journées, le plateau a cumulé plus de trois mille tours, sans défaillance significative.
Selon Allison, l’élément le plus marquant reste ce niveau de fiabilité constaté sur l’ensemble de la grille, une impression qu’il pense sans doute partagée par d’autres équipes.
La crainte d’un scénario comparable à 2014 n’a pas été confirmée
Avant ces essais, la peur de revivre des difficultés rappelant 2014 avait contribué à pousser les équipes à financer un huis clos médiatique la semaine précédant le test espagnol de l’hiver 2026. Mais une fois en piste, les faits ont contredit ces attentes prudentes, les participants affichant une robustesse jugée remarquable.
Avec des voitures largement nouvelles, Allison estimait qu’il aurait été logique de s’attendre à une succession d’interruptions et de problèmes bien visibles. Or, explique-t-il, cela ne s’est pas produit.
Une comparaison flatteuse avec les essais hivernaux 2025
Allison assure que, globalement, la fiabilité observée en Espagne à l’hiver 2026 a été comparable à celle des essais hivernaux de 2025, et parfois meilleure, alors même que les éléments testés l’année précédente étaient plus mûrs et mieux compris.
Il présente cette surprise comme une bonne nouvelle, avec l’espoir d’aborder la saison en se concentrant davantage sur la course que sur la gestion de problèmes de jeunesse.
Des chronos secondaires, mais une observation attentive des solutions rivales
Si les temps au tour ne sont pas la priorité à ce stade, ces cinq jours ont permis à Mercedes d’observer de près les choix techniques de la concurrence. Allison reconnaît que les équipes, après une longue phase de conception menée « en vase clos », se penchent avec intensité sur ce que les autres ont imaginé.
Il décrit une démarche assumée : prendre un maximum de photos, analyser ce qui paraît difficile à interpréter, et réagir vite lorsqu’une idée repérée chez un rival semble intéressante. Il résume enfin cette logique comme une pratique largement partagée dans le paddock, chacun cherchant à apprendre des autres une fois les voitures réunies en piste.





