Chez Red Bull, ces qualifications du GP d’Australie ont raconté deux histoires opposées. L’une porte le visage d’Isack Hadjar, auteur d’une superbe troisième place pour sa première séance avec l’équipe. L’autre s’est brutalement refermée sur Max Verstappen, piégé par un crash inhabituel après, dit-il, un blocage complet de l’essieu arrière au freinage du premier virage.
Hadjar transforme l’essai dès sa première qualif
Le contraste saute aux yeux, mais la performance d’Isack Hadjar mérite qu’on s’y arrête. Le Français est sorti de la voiture avec le sentiment d’avoir réussi son dernier tour. Et il ne cachait pas sa surprise: il n’attendait pas un tel niveau avant la séance. Cette P3 en qualifications lance de la meilleure manière son aventure avec Red Bull.
Au fil de la session, Hadjar a senti une vraie montée en puissance. De sa première tentative en Q1 jusqu’au tour final, la voiture s’est améliorée et sa confiance avec elle. Il met aussi en avant un point qui lui avait manqué la veille: la régularité. Cette fois, il a trouvé un ensemble plus stable, avec une monoplace jugée solide autant sur le châssis que sur le groupe propulseur.
Reste maintenant le plus compliqué. Installé en troisième position sur la grille, il sait que tout se jouera dimanche. L’objectif est simple: tenir sa place face aux poursuivants et mesurer jusqu’où cette base peut l’emmener en course.
Verstappen touché par un incident « très étrange »
Pour Max Verstappen, le GP d’Australie a basculé en quelques secondes. Le Néerlandais raconte avoir freiné à l’entrée du premier virage avant de sentir l’essieu arrière se bloquer complètement. Il parle d’un accident « très étrange », un scénario qu’il affirme n’avoir jamais connu auparavant.
L’urgence, pour lui comme pour l’équipe, concernait d’abord son état de santé. Verstappen est passé par le centre médical, où ses mains ont été examinées. Les résultats sont revenus normaux. La suite, désormais, passe par le débriefing avec l’équipe et l’analyse des données pour comprendre précisément l’origine du problème.
Sportivement, le coup est sévère. Verstappen s’élancera au fond de grille dimanche. Avec une ambition réaliste, mais bien présente: remonter vers la sixième ou la septième place. Il reconnaît toutefois qu’il est encore trop tôt pour savoir à quel point les dépassements seront faciles en course.
Mekies salue Hadjar et attend des réponses
Laurent Mekies n’a pas masqué sa satisfaction après la qualification d’Isack Hadjar. Pour le patron de l’équipe, cette troisième place récompense le travail mené en coulisses depuis quatre ans, sur le moteur comme sur le châssis, pour répondre au nouveau règlement. Un moment fort, à la fois pour le pilote et pour toute la structure.
Le dirigeant insiste aussi sur l’implication de Hadjar pendant l’hiver. Voir ces efforts déboucher sur un tel résultat donne une saveur particulière à cette journée. À l’inverse, l’accident de Verstappen laisse encore beaucoup de questions. Mekies parle d’une perte d’adhérence brutale et inhabituelle, qui impose désormais une analyse approfondie des données.
Red Bull retient malgré tout un signal positif plus large. Mekies a salué le début de saison de l’usine de Milton Keynes, ainsi que la présence de Ford aux côtés de l’équipe. Il a également rappelé que deux autres voitures équipées du moteur Red Bull Ford se sont qualifiées dans le top 9.
Entre l’éclat de Hadjar et les interrogations autour de la voiture de Verstappen, Red Bull avance donc avec des certitudes d’un côté, des doutes de l’autre. Une chose est sûre: la première ligne s’est envolée, mais le potentiel aperçu samedi laisse encore plusieurs scénarios ouverts pour dimanche.
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