À peine le temps de souffler, et Cadillac Formula 1 Team replonge déjà dans le grand bain. Une semaine après ses débuts en Formule 1 à Melbourne, l’écurie américaine attaque le GP de Chine F1, du 13 au 15 mars 2026, avec un nouveau cap à franchir : son premier week-end Sprint. Un format plus compact, plus tendu, et forcément plus piégeux pour une structure encore en rodage.
Un deuxième rendez-vous déjà sous pression
À Melbourne, l’équipe a surtout coché la case essentielle. Checo Perez a vu l’arrivée à la 16e place du Grand Prix d’Australie, un résultat discret au classement, mais loin d’être anodin pour une structure dont l’entrée en F1 2026 n’a été officiellement confirmée que 366 jours plus tôt. Cadillac a ainsi validé l’essentiel : mener sa monoplace jusqu’au drapeau à damier et tenir le niveau d’exécution imposé par la discipline.
Graeme Lowdon, le directeur de l’équipe, insiste sur ce point. Voir la structure prendre vie et terminer sa première course a été, selon lui, un moment très spécial. Il retient surtout la somme d’enseignements récoltés en Australie. Le cap est désormais posé : améliorer la performance et renforcer la fiabilité dès ce déplacement en Chine.
Shanghai, un test plus complexe pour Cadillac
Le GP de Chine F1 change de décor, mais surtout de difficulté. Le tracé de Shanghai n’a rien à voir avec l’Albert Park de Melbourne, ce qui doit permettre à l’équipe d’élargir rapidement sa base de travail. Et le vrai juge de paix du week-end sera le format Sprint : une course de 19 tours le samedi, avant le Grand Prix du dimanche, avec en plus une autre séance de qualifications.
Pour une équipe encore en phase d’apprentissage, la marge d’erreur se réduit fortement. Valtteri Bottas le rappelle : avec une seule séance d’essais, ce deuxième week-end de course de l’histoire de Cadillac s’annonce particulièrement intéressant. Le Finlandais estime toutefois que l’équipe arrivera à Shanghai dans une position plus solide grâce aux leçons tirées à Melbourne.
Même lecture du côté de Checo Perez. Le Mexicain se réjouit d’avoir bouclé la première course de l’écurie et voit ce rendez-vous chinois comme une occasion de progresser partout où c’est possible. Il rappelle aussi que le circuit de Shanghai, très différent, doit offrir de nouveaux repères techniques. Quant au Sprint, il ajoute un défi de plus, mais Perez dit avoir hâte de reprendre le volant pour aider l’équipe à avancer.
Zhou Guanyu au cœur du rendez-vous chinois
Ce week-end aura aussi une résonance particulière pour Zhou Guanyu, pilote de réserve de Cadillac. Né à Shanghai, le pilote de 26 ans reste le premier et l’unique pilote chinois à avoir couru en Formule 1. À domicile, il poursuivra son travail en bord de piste, après avoir déjà épaulé les pilotes et le personnel de l’équipe lors du Grand Prix d’Australie.
Zhou voit une équipe qui progresse à chaque sortie et se dit convaincu qu’elle franchira encore un cap à Shanghai. Il souligne également la force du soutien local autour de Cadillac en Chine et se dit très fier de participer à ce nouveau chapitre de l’histoire de la F1.
Cadillac se présente donc au GP de Chine F1 avec encore peu de recul, mais déjà une première base concrète. Après avoir démontré qu’elle pouvait terminer une course, l’écurie américaine va maintenant mesurer sa capacité à apprendre vite dans l’un des formats les plus intenses du calendrier.
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