Au GP du Japon, Cadillac n’a pas créé la surprise au classement. En revanche, l’écurie américaine repart de Suzuka avec un signal bien plus intéressant : sa progression commence à se voir. Pour la deuxième course de suite, ses deux monoplaces ont vu l’arrivée. Sergio Perez a terminé 17e, Valtteri Bottas 19e, et le Mexicain a surtout bouclé l’épreuve sur le tour du leader pour la première fois cette saison.
Trois Grands Prix après ses débuts en F1, Cadillac avance là où une jeune structure doit avancer d’abord : sur les kilomètres parcourus, les données récoltées et une exécution plus propre. Bottas a mené sa deuxième course au bout, tandis que Perez a franchi le drapeau à damier à chaque rendez-vous de 2026, y compris lors du Sprint en Chine. De quoi alimenter le travail avant le prochain rendez-vous, à Miami.
Perez valide les progrès en course
Sergio Perez a dressé un bilan clair après l’arrivée. « C’était notre course la plus solide jusqu’ici cette année. Nous avons fait beaucoup de progrès en peu de temps, et nous pouvons être satisfaits de voir à nouveau les deux voitures à l’arrivée. » Le pilote Cadillac a aussi relevé une amélioration ciblée par rapport à la veille : « Hier, nous avions quelques problèmes avec le déploiement et aujourd’hui, nous avions le sentiment de mieux le maîtriser. »
Le point le plus révélateur est peut-être là. Perez jugeait Cadillac clairement plus rapide qu’Aston Martin à Suzuka, preuve que le rythme pur commence à se montrer. « Nous pouvons voir que notre cadence devient plus forte », a-t-il résumé, avant de regarder vers la suite. L’équipe attend désormais un package d’évolutions pour Miami, avec l’objectif de se mêler plus souvent au peloton.
Bottas piégé par la stratégie et le safety car
Chez Valtteri Bottas, le ressenti est plus nuancé. Le Finlandais a salué cette nouvelle arrivée des deux voitures, tout en reconnaissant qu’il lui manquait encore de quoi aller chercher les Aston Martin. « Il me manquait un peu de performance, ce qui m’a empêché de vraiment les attaquer aujourd’hui. »
Cadillac avait misé sur une approche différente avec un départ en pneus durs, mais le pari n’a pas payé. Bottas l’a reconnu franchement. Sa course a aussi basculé sous safety car. Graeme Lowdon, le patron de l’équipe, a regretté que son pilote n’ait pas été autorisé à repasser la voiture de sécurité à temps pour reprendre sa place en piste, un scénario qui, selon lui, a ruiné sa course.
Malgré ce contexte, Bottas a retenu un week-end plus propre, avec moins de problèmes sur l’ensemble des séances. Le discours reste donc positif. Cadillac va profiter de la coupure du calendrier après ces trois premières courses pour faire le tri dans tout ce qu’elle a appris et accorder davantage de temps au développement de la voiture.
Miami en ligne de mire pour Cadillac
Graeme Lowdon a salué « un autre week-end solide » et un cap déjà important pour une équipe qui découvre la F1. Il a surtout insisté sur les progrès en exécution et en fiabilité, deux chantiers majeurs pour une structure encore jeune. Le fait d’avoir placé une voiture sur le tour du leader renforce encore cette impression.
Le GP du Japon vaut donc davantage comme base de travail que comme résultat brut. Cadillac ne pèse pas encore au classement, mais la tendance est encourageante. L’écurie arrivera à Miami avec de nouvelles pièces et un moral jugé bon en interne. Lowdon a enfin fait part de son soulagement après le gros choc d’Ollie Bearman, en précisant qu’il allait bien.
Cadillac quitte Suzuka loin des points, mais avec une trajectoire plus nette. Pour une équipe qui n’en est qu’à sa troisième course, ce nouveau double drapeau à damier vaut déjà plus qu’un simple classement.
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