Une coupure de fin d’année mise à profit au Japon
À l’approche de la saison 2026, Ayao Komatsu explique avoir mis à profit la trêve de fin d’année, rendue possible par l’arrêt des activités à Noël. Selon le patron de l’écurie, sans cette fermeture, « tout le monde serait encore en train de travailler », tant la préparation de l’avant-saison mobilise les équipes.
Sur le plan personnel, Komatsu précise être parti au Japon avec ses deux fils, âgés de 10 et 12 ans. Il raconte qu’ils ont pu découvrir, pour la première fois, le Nouvel An japonais, notamment lors d’une célébration du réveillon dans un temple traditionnel. Un moment qu’il décrit comme « vraiment agréable », passé à Tokyo.
2026 : « le plus gros changement » de sa carrière en F1
Sportivement, Komatsu insiste sur l’ampleur des nouvelles règles attendues en 2026, à la fois sur le power unit et sur l’aérodynamique. Il qualifie cette évolution de plus grande réforme qu’il ait connue en 22 ou 23 ans en Formule 1, tout en reconnaissant un mélange d’excitation et d’appréhension.
Dans le même temps, il estime que l’équipe a progressé ces dernières années, pas seulement en effectifs, mais aussi dans son état d’esprit et sa manière d’aborder la course. Il décrit une structure en croissance « assez agressive », qui doit pourtant, en parallèle, absorber l’arrivée de règlements entièrement nouveaux.
Une préparation jugée particulièrement difficile pour une petite structure
Komatsu considère que cette pré-saison est probablement la plus difficile à gérer dans l’histoire de l’équipe, surtout au regard de sa taille. Il insiste sur le fait que les nouvelles règles rendent l’exercice financièrement et humainement exigeant, rappelant que Haas reste, selon lui, la plus petite équipe du plateau.
Il souligne aussi la responsabilité accrue du directeur d’équipe : s’assurer que la structure est équipée pour affronter un changement aussi massif. Et même s’il pense qu’aucune équipe, y compris les plus grandes, ne se dira totalement prête, il reconnaît que le défi pèse davantage sur Haas.
Barcelone et Bahreïn : des voitures encore « moins mûres » qu’à l’habitude
Interrogé sur le roulage de Barcelone, Komatsu prévient que la monoplace visible à cette occasion ne sera pas celle qui disputera la course en Australie. Il estime que ce sera le cas pour l’ensemble des équipes, le calendrier étant, selon lui, trop précoce pour figer une version définitive.
Il explique qu’avec plus d’un mois avant la première course, le développement en soufflerie ne va pas s’arrêter. Conséquence : les voitures vues à Barcelone, et même lors de la première semaine d’essais à Bahreïn, devraient être moins abouties que celles alignées en Australie pour l’ouverture de la saison.
Énergie, logiciel et scénarios : le « devoirs » avant d’attaquer la piste
Komatsu s’attend à des évolutions marquées entre la semaine de Barcelone et la fin des essais de Bahreïn, notamment sur les packages aérodynamiques. Il précise que, côté groupe propulseur, le matériel est « à peu près figé », et que l’enjeu principal porte sur la manière d’utiliser ce power unit, en particulier l’optimisation de l’usage de l’énergie.
Concernant les retours des pilotes, il indique qu’une première séance simulateur a eu lieu avant Noël. Une autre session, plus approfondie, est programmée la semaine du 19 janvier 2026. L’objectif : déterminer ce que les pilotes peuvent réellement gérer sur un tour, mais aussi sur des relais plus longs, et avec quel niveau de précision ils peuvent contrôler différents paramètres, au travers de multiples scénarios.
Début de saison : priorité à la gestion du PU et à l’adaptation
Pour les premières courses, Komatsu ne fixe pas d’objectif sportif chiffré. Il décrit plutôt une feuille de route interne : d’abord maîtriser la gestion de l’énergie et du groupe propulseur, puis poursuivre le développement aérodynamique.
Il anticipe la découverte de concepts différents lors des essais, et souligne qu’en cas de piste manquée, il faudra réagir vite. Selon lui, la capacité à changer de direction rapidement dépendra de la cohésion, de la réactivité et de la clarté de la communication, des points sur lesquels l’équipe dit travailler depuis deux ans.
Un ordre des forces possiblement visible en quatre courses, mais une hiérarchie mouvante
Komatsu s’attend à de fortes variations entre équipes, liées à deux facteurs. D’une part, le groupe propulseur, avec des équipes potentiellement regroupées par motoriste : Mercedes pour quatre équipes, Ferrari pour trois, Red Bull pour deux, Audi et Honda pour une chacune.
D’autre part, l’aérodynamique, qu’il décrit comme un terrain « complètement ouvert », avec un développement rapide. Il estime qu’un premier ordre des forces pourrait se dessiner assez vite, possiblement dans les quatre premières courses, tout en prévenant que la saison devrait rester très dynamique, avec des écarts et des tendances susceptibles d’évoluer fortement entre les premières manches et la fin d’année.






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