À l’heure d’aborder le GP du Japon, Honda à Suzuka joue gros. Le motoriste dit avoir avancé depuis Bahreïn, surtout sur la fiabilité, mais les vibrations continuent de plomber le tableau. Et, en performance pure, le compte n’y est toujours pas.
Un mieux sur la batterie, pas encore sur la cause
Chez Aston Martin, le climat reste tendu. Au-delà du rôle précis d’Adrian Newey et de la possible arrivée de Jonathan Wheatley, l’équipe doit encore s’attaquer au moteur et à ces vibrations persistantes. En Chine, Fernando Alonso a même dû abandonner. Les secousses étaient devenues si violentes qu’il devait régulièrement retirer ses mains du volant. Déjà inquiétant sur un parking, totalement létal à 180 mph en pleine lutte avec des Cadillac.
Avant sa course à domicile, Shintaro Orihara, Trackside General Manager et Chief Engineer de Honda, a reconnu une amélioration partielle. « En Chine, nous avons progressé sur la fiabilité de la batterie grâce à une réduction des vibrations qui affectaient les systèmes », a-t-il expliqué. Mais le cœur du problème reste entier. « Mais nous devons trouver davantage de solutions pour identifier la cause des vibrations qui touchent les pilotes. »
Suzuka, révélateur d’un retard encore assumé
Entre la Chine et le Japon, Honda a poursuivi son travail sur la fiabilité. Orihara ne cherche pas à enjoliver la situation : le package reste en retrait, notamment sur la gestion de l’énergie. « Nous avons également concentré nos efforts entre la Chine et le Japon pour continuer à améliorer notre fiabilité, mais notre performance n’est toujours pas là où nous le souhaitons, surtout concernant la gestion de l’énergie », a-t-il précisé.
Le défi promet d’être encore plus net à Suzuka, un circuit exigeant sur ce terrain. Honda s’est donc appuyé sur les enseignements tirés de l’Australie et de la Chine pour préparer au mieux le Grand Prix du Japon. Le constat, lui, ne change pas. « Nous ne sommes pas au niveau que nous voulions atteindre avant ce week-end, mais nous allons continuer à travailler dur pour maximiser notre package. »
Le souvenir de 2015 plane encore
Ce week-end a forcément une résonance particulière pour Honda à Suzuka. Devant son public, le constructeur veut prouver que les progrès entrevus depuis Bahreïn sont bien réels. « Nous avons hâte de retrouver le public à domicile et les fans Honda. Je veux qu’ils voient que nous avons fait des progrès depuis Bahreïn », a insisté Orihara.
Le cadre réveille aussi un souvenir embarrassant. C’est à Suzuka, en 2015, au volant de la McLaren-Honda, que Fernando Alonso avait lâché son fameux « moteur GP2… GP2 ! ». Cette fois, Honda veut éviter de raviver ce genre d’épisode. Le message envoyé avant le GP du Japon reste donc mesuré : du mieux, oui, mais encore loin d’un véritable tournant.
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