Aller au contenu

Marc Marquez à Phillip Island, Ducati redoute un grip limité

Les chances de Marc Marquez à Phillip Island opposent deux analyses. Massimo Rivola le voit favori, tandis que Davide Tardozzi pointe le manque d’adhérence de Ducati à angle maximal dans les courbes rapides. Jorge Martin conserve deux points d’avance au championnat.

Marc Marquez au guidon de sa Ducati sur le circuit de Phillip Island. Moto GP

Les chances de Marc Marquez à Phillip Island divisent Aprilia et Ducati, alors que deux points le séparent de Jorge Martin et que la Desmosedici souffre dans les courbes rapides.

Le résultat de Mandalika donne du poids à ce désaccord. Les quatre Aprilia ont occupé les quatre premières places en Indonésie, sans creuser un écart décisif au championnat. Jorge Martin conserve seulement deux points d’avance sur Marquez. La domination des motos de Noale n’a donc pas éloigné leur principal adversaire de la lutte pour le titre.

Vainqueur du Sprint puis sixième de la course dominicale, Marquez a préservé l’essentiel. L’Australie lui offre maintenant un terrain qu’il apprécie, mais aussi un défi technique pour sa Ducati. On retrouve donc deux lectures différentes : Aprilia mise sur les qualités du pilote, tandis que Ducati s’inquiète des limites de sa machine.

Rivola mise sur le pilote, pas seulement sur la moto

Massimo Rivola ne cache pas sa confiance dans la RS-GP sur le tracé australien. Il refuse pourtant de placer automatiquement ses pilotes devant Marquez : « Je pense que Phillip Island convient parfaitement à notre moto, mais Marc est censé y être le plus fort. » Son pronostic tient autant au circuit qu’au pilote capable d’en tirer le meilleur.

Le patron d’Aprilia précise son raisonnement : « Le circuit se parcourt dans le sens antihoraire, alors on verra bien. » Marquez affectionne les pistes tournant à gauche. À Phillip Island, cette affinité se traduit par quatre victoires en MotoGP. Rivola ne s’appuie donc pas seulement sur une réputation : les résultats de Marquez sur ce tracé lui donnent des arguments.

La résistance du pilote Ducati à Mandalika nourrit aussi cette prudence. Malgré ses difficultés face aux Aprilia, Marquez est resté au contact au championnat. On comprend la réserve de Rivola : l’avantage technique de Noale ne suffit pas à écarter un adversaire qui sait limiter les pertes. Même lorsque sa moto ne lui permet pas de jouer devant le dimanche.

Publicité – elle permet de soutenir ce blog gratuitement.

Le grip inquiète Ducati dans les courbes rapides

Chez Ducati, Davide Tardozzi met l’accent sur une autre réalité. « Ce n’est pas un circuit de Marc », affirme-t-il. Il s’appuie sur la victoire de Raul Fernandez en 2025 et sur la vitesse qu’y avait montrée Bezzecchi. Les résultats récents à Phillip Island prouvent donc que les Aprilia peuvent aussi y imposer leur rythme.

Cette réserve ne remet pas en cause le talent de Marquez. Elle concerne surtout les limites actuelles de la Desmosedici. Tardozzi les décrit précisément : « Pour le moment, nous avons un problème concernant l’adhérence à angle maximal dans les virages rapides. » Ducati manque donc de grip lorsque la moto est très inclinée dans ces portions.

Or, les longues courbes rapides occupent une place centrale à Phillip Island. Cette faiblesse touche directement la vitesse de passage. Apprécier les virages à gauche ne résout donc pas tout : le pilote doit pouvoir compter sur sa machine lorsqu’il maintient une forte inclinaison. Voilà pourquoi Tardozzi se montre plus réservé que Rivola.

Marc Márquez
Publicité – elle permet de soutenir ce blog gratuitement.

Le talent ne gomme pas les limites de la Ducati

Les deux analyses ne sont pas forcément contradictoires. Phillip Island peut convenir à Marquez tout en exposant les difficultés de sa Ducati. Rivola regarde d’abord les aptitudes du pilote et ses succès australiens. Tardozzi confronte les exigences de la piste au comportement actuel de la moto. On peut donc reconnaître les atouts de Marquez sans faire de Ducati la favorite.

Pour Aprilia, Mandalika donne une base solide. Ses quatre motos y ont su exploiter leurs pneumatiques et conserver un rythme élevé. Cela ne garantit pas une nouvelle domination en Australie. Mais ce résultat explique pourquoi les qualités de la RS-GP dans les virages rapides comptent autant dans ce duel.

Marquez pourrait donc devoir compenser une nouvelle fois les limites de la Desmosedici. Tardozzi garde toutefois confiance dans son pilote : « Nous savons que nous avons un champion sur une Ducati : Marc Marquez. » La déclaration résume sa position. Le talent reste un atout majeur, mais il ne fait pas disparaître le problème d’adhérence.

Publicité – elle permet de soutenir ce blog gratuitement.

Deux points d’écart, chaque place compte

Avec une marge aussi étroite entre Martin et Marquez, le débat dépasse la désignation du favori du prochain GP. À Mandalika, Aprilia a monopolisé les premières places de la course dominicale sans distancer nettement le pilote Ducati au championnat. Marquez reste donc pleinement dans la lutte pour le titre.

À Phillip Island, on va retrouver deux atouts différents : l’efficacité récente des Aprilia et les affinités de Marquez avec le circuit. Pour Ducati, l’objectif est de laisser son pilote exploiter ces dernières sans trop perdre dans les longues courbes. L’expérience de Marquez ne règle pas, à elle seule, le manque de grip de sa moto.

Marc Márquez

Recevez chaque semaine l’essentiel de l’actualité.

Marion

Marion, 31 ans, rédactrice chez Moteur Actu, suit l'actualité automobile et les sorties constructeurs. Passionnée d'auto depuis l'enfance, elle relaie les annonces produits, lancements internationaux et tendances du secteur avec un regard accessible aux passionnés comme aux non-initiés.

Commentaires 0

Modérés avant publication

Ajouter un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *