Quitter la F1 ? Max Verstappen n’en est pas là. Mais à Shanghai, le quadruple champion du monde a mis des mots très clairs sur son malaise: dans sa forme actuelle, la discipline ne lui procure plus vraiment de plaisir. Une sortie loin d’être anodine, alors que les nouvelles règles déclenchent déjà de nombreuses critiques dans le paddock.
Un champion frustré, mais pas résigné
Avant même de découvrir cette nouvelle génération de monoplaces en conditions réelles, Verstappen avait déjà ciblé plusieurs points sensibles. En ligne de mire, la gestion de l’énergie et les écarts de vitesse en piste. Le week-end dernier, lui comme les autres pilotes ont cette fois pu juger sur pièces.
Dans le même temps, Mercedes semble s’imposer comme la référence, voiture et moteur compris, comme à partir de 2014. De quoi relancer les spéculations autour d’un possible départ du Néerlandais. Sa réponse, jeudi 12 mars à Shanghai, n’a laissé que peu de place au doute: « Je n’ai pas vraiment envie de partir. Comme je l’ai dit, j’aimerais m’amuser un peu plus, c’est sûr, mais je fais aussi d’autres choses qui sont très amusantes. »
Le Nürburgring, Spa, Le Mans: l’air frais hors F1
Verstappen reste attaché à la F1, mais il va aussi chercher ailleurs ce qui lui manque aujourd’hui. Il l’a expliqué en évoquant ses autres programmes, devenus un vrai point d’équilibre. « Je peux courir sur la Nordschleife », a-t-il souri, en référence à son engagement aux 24 Heures du Nürburgring 2026 avec une Mercedes-Amg GT3. Et la suite est déjà dans un coin de sa tête: « J’espère que dans les prochaines années, je pourrai faire Spa-Francorchamps, et j’espère Le Mans. »
Le pilote dit ainsi multiplier les projets pour retrouver ce qu’il aime dans la course. Son équipe, aussi, compte dans cette balance. Ces activités forment, à ses yeux, des « distractions positives », une façon d’encaisser la frustration que lui inspire aujourd’hui la discipline reine.
Une relation compliquée avec la monoplace actuelle
Sur le fond, Verstappen n’a rien cherché à masquer. « C’est un peu contradictoire, parce que je n’aime pas vraiment piloter la voiture, mais j’aime travailler avec toutes les personnes de l’équipe et aussi du département moteur. » Tout est là: le plaisir de pilotage s’est émoussé, pas le lien avec les femmes et les hommes qui l’entourent.
Le Néerlandais veut toutefois croire à une évolution. Il a indiqué avoir échangé avec la F1 et la FIA. « J’espère bien sûr que cela va s’améliorer. Je pense que nous avançons vers quelque chose, et j’espère que cela améliorera tout. » Le message est limpide: Verstappen ne veut pas tourner le dos à la F1, mais il attend des réponses sur le fond.
Interrogé enfin sur la sortie de Charles Leclerc, qui comparait le week-end dernier ces nouvelles voitures à Mario Kart, Verstappen a répondu sur le ton de l’humour. « J’ai trouvé une solution moins chère, j’ai remplacé le simulateur par ma Nintendo Switch. Je m’entraîne à Mario Kart, en fait. Trouver les champignons se passe plutôt bien, les carapaces bleues c’est un peu plus difficile. J’y travaille. La fusée n’est pas encore là, mais ça vient! »
La formule fait sourire, mais le constat, lui, est bien réel. Max Verstappen ne veut pas quitter la F1. En revanche, il attend clairement que la catégorie retrouve une part du plaisir qu’elle lui a fait perdre.
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