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Résultats BMW Group : la Chine pèse sur 2025

Les résultats BMW Group 2025 montrent un bénéfice d'exploitation en baisse de 11,5 % à 10,2 milliards d'euros. Les droits de douane américains et le recul de 12 % des ventes en Chine ont pesé, malgré une légère hausse des livraisons mondiales.

Résultats BMW Group : la Chine pèse sur 2025 Actualités

La légère hausse des volumes ne suffit pas à masquer la tension sur les comptes. Les résultats BMW Group pour 2025 montrent un bénéfice d’exploitation en recul de 11,5 % sur un an, à 10,2 milliards d’euros, plombé par les droits de douane américains et par un net ralentissement en Chine. Dans le même temps, les livraisons automobiles du groupe ont encore légèrement progressé à l’échelle mondiale.

Un bénéfice en baisse malgré des volumes en légère hausse

Le contraste saute aux yeux. Le chiffre d’affaires du BMW Group a reculé de 6,3 %, à 133,5 milliards d’euros, alors que les livraisons de l’ensemble de ses marques ont progressé de 0,5 %, à 2,564 millions d’unités. Le groupe a donc vendu un peu plus de voitures, mais dans un contexte beaucoup moins favorable pour ses marges.

Le détail par marque confirme ce décalage. Mini a progressé de 17,7 %, à 288 300 unités. À l’inverse, la marque BMW a cédé 1,4 %, à 2,17 millions d’exemplaires. Malgré cette pression, la marge avant impôts du groupe est restée stable à 7,7 %, comme en 2024. Le bénéfice net, lui, est resté au-dessus de 7 milliards d’euros.

BMW rappelle que l’année a été lourdement marquée par les tarifs douaniers, par l’évolution des marchés de change, surtout au second semestre, et par une situation de marché particulièrement tendue en Chine.

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L’Europe et les États-Unis compensent partiellement la chute en Chine

Sur le plan commercial, les résultats BMW Group dessinent une géographie à deux vitesses. Les ventes ont progressé de 7 % en Europe et de 5 % aux États-Unis. En Chine, en revanche, elles ont chuté de 12 %. Un repli qui a aussi pesé sur les marges, dans un marché secoué par la guerre des prix.

Oliver Zipse, président du directoire de BMW AG, l’a reconnu sans détour : « La Chine reste notre plus grand marché individuel. Cependant, en raison d’un environnement concurrentiel très intense, l’évolution de nos ventes est restée en deçà de nos attentes sur l’année. Grâce à la solide performance globale dans trois de nos quatre régions de vente, nous avons néanmoins enregistré une croissance mondiale. Cela confirme la force de notre empreinte internationale. »

Le constat est simple. La dépendance au marché chinois reste forte, même si la bonne tenue de l’Europe et des États-Unis a permis d’amortir le choc.

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BMW attaque le virage protectionniste de Bruxelles

Au-delà des comptes, Oliver Zipse a aussi ciblé les projets européens autour de l’Industrial Accelerator Act. Pour le patron de BMW, cette approche cadre mal avec la réalité des chaînes d’approvisionnement mondiales de l’automobile, en particulier pour les véhicules électriques.

« En tant qu’acteur mondial, nous défendons le libre-échange et la coopération. Nous ne croyons pas au protectionnisme, mais à la force de l’innovation pour rivaliser sur la scène mondiale », a-t-il déclaré. Il estime que la Commission européenne suit une voie protectionniste sans traiter les difficultés internes, notamment le niveau élevé des prix de l’énergie.

Zipse insiste aussi sur un point industriel central : sans chaînes de valeur internationales, la montée en puissance de l’électromobilité et le développement de batteries performantes ne sont pas réalisables. Il juge enfin que des labels comme « Made in the EU » ou « origine Union » pénalisent les groupes européens dont la production repose sur des réseaux mondiaux.

Les comptes 2025 traduisent donc une double tension. D’un côté, BMW résiste commercialement grâce à son assise mondiale. De l’autre, la pression venue de la Chine, des barrières douanières et du débat industriel européen attaque directement la rentabilité.

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