À peine lancée, la F1 2026 se retrouve déjà sous pression. Après le premier Grand Prix de la saison, le nouveau règlement essuie des critiques nourries, jugé trop éloigné de l’ADN habituel de la discipline. Dans le paddock, le reproche revient en boucle : les dépassements dépendraient trop de la gestion de la batterie, et pas assez du talent pur du pilote.
La FIA a bien identifié le problème. Des ajustements sont déjà envisagés après le Grand Prix de Chine, avec un objectif simple : redonner plus de place à la course, et moins aux calculs énergétiques. Plusieurs pistes existent. L’une d’elles consisterait à augmenter l’effet de super clipping, pour faciliter la recharge de la batterie et offrir davantage de puissance dans les lignes droites. D’autres échanges portent sur une réduction du déploiement d’énergie, mais aussi sur une hausse possible de la puissance du moteur thermique afin de conserver une vitesse plus élevée à l’approche des virages lorsque le super clipping entre en jeu.
La FIA temporise avant d’agir
Nikolas Tombazis, directeur des monoplaces à la FIA, a expliqué que la fédération ne voulait pas agir dans la précipitation. Une réunion s’est tenue avec les équipes environ dix jours plus tôt, après les essais de Bahreïn, pour faire le point.
Sa position est nette : pas de modification immédiate sans un minimum de recul. « Nous avons estimé qu’il n’était pas réaliste d’apporter ici des modifications en matière de gestion de l’énergie », a-t-il déclaré. Même ligne du côté des équipes. « Les équipes ont estimé à l’unanimité que nous devions conserver les accords actuels pour les premières courses et réexaminer la question une fois que nous disposerions d’un peu plus de données. »
C’est ce qui explique le maintien des règles actuelles pour les deux premiers rendez-vous. Avant de toucher à un règlement déjà très discuté, la FIA veut observer, mesurer et comparer.
Des « atouts » pour calmer le jeu après la Chine
Le passage le plus révélateur dans les propos de Tombazis concerne la suite. La FIA assure qu’elle ne manque pas d’options pour la prochaine discussion. « Notre intention est de réexaminer après la Chine la situation autour de la gestion de l’énergie. Nous avons quelques atouts dans notre manche, que nous n’avons pas voulu introduire avant la première course comme une réaction réflexe, et dont nous discuterons avec les équipes après la Chine. »
En clair, le règlement F1 2026 pourrait bouger assez vite si les données récoltées sur les premières manches confirment les craintes apparues dès l’ouverture de saison. Pour les pilotes qui attendent une voiture moins dépendante de l’état de charge de la batterie, le signal est plutôt positif.
La fédération ne promet pas de révolution immédiate. Mais elle reconnaît que le sujet est clairement identifié et qu’elle garde des solutions en réserve. Dans une saison déjà tendue sur le plan technique, c’est peut-être le premier vrai levier pour remettre la course au centre du jeu.
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