Des charges attendues sur le trimestre clos fin décembre
General Motors prévoit d’enregistrer environ 5,54 milliards d’euros de charges sur les trois mois clos le 31 décembre 2025. L’annonce intervient après un recul partiel de sa stratégie autour des véhicules électriques en Amérique du Nord, à l’issue d’une revue stratégique annoncée en octobre 2025.
Le constructeur avait déjà comptabilisé 1,48 milliard d’euros de charges liées aux véhicules électriques en Amérique du Nord sur les trois mois clos le 30 septembre 2025. Les nouvelles charges attendues s’inscrivent dans un ajustement de la capacité et de l’empreinte industrielle, présenté comme davantage aligné sur la demande des consommateurs et l’évolution des politiques publiques aux États-Unis.
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Une facture mêlant éléments non monétaires et sorties de trésorerie
Sur le total d’environ 5,54 milliards d’euros anticipés pour le quatrième trimestre, 1,66 milliard d’euros correspondraient à des dépréciations et à d’autres éléments non monétaires, principalement au sein de GM North America. Le solde, soit environ 3,88 milliards d’euros, est lié à des accords avec des fournisseurs, à des coûts de résiliation de contrats et à des éléments similaires, qui devraient entraîner des sorties de trésorerie au moment de leur règlement.
General Motors rappelle avoir investi fortement dans le développement des véhicules électriques pour répondre aux exigences américaines en matière d’économie de carburant et d’émissions, ainsi qu’à une demande client alors en hausse. L’approche régionale reposait sur l’ajout de production de véhicules électriques dans des usines existantes, tout en développant une plateforme et un système de propulsion dédiés.
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Demande en ralentissement et redéploiement industriel en Amérique du Nord
Le groupe explique que la demande de véhicules électriques en Amérique du Nord a ralenti en 2025, après la fin de certaines incitations fiscales destinées aux consommateurs et un assouplissement des réglementations sur les émissions. En réponse, GM a revu à la baisse ses volumes de production prévus et a notamment réorienté son site d’Orion, dans le Michigan, en l’éloignant des véhicules électriques au profit de SUV et de pick-up de grande taille équipés de moteurs thermiques.
La capacité batteries a, elle aussi, été revue à la baisse, notamment via la cession de la participation de GM dans l’usine Ultium Cells de Lansing (Michigan) à LG Energy Solution. Selon l’entreprise, cette réorientation ne remet pas en cause la gamme actuelle de véhicules électriques Chevrolet, GMC et Cadillac déjà en production, qui doit rester proposée aux clients.
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Autres charges, Chine et incertitudes sur 2026
General Motors indique qu’il pourrait encore constater en 2026 d’autres charges liées aux véhicules électriques, en numéraire ou non, au fil des négociations avec les fournisseurs, mais à un niveau attendu sensiblement inférieur à celui enregistré en 2025. Le groupe avertit aussi que des changements proposés sur les règles d’émissions de gaz à effet de serre pourraient conduire à une dépréciation de crédits d’émissions, à l’image d’une précédente réduction de valeur liée à des crédits CAFE.
Par ailleurs, GM s’attend à enregistrer environ 1,02 milliard d’euros de charges supplémentaires au quatrième trimestre, sans lien avec les véhicules électriques, avec un impact de trésorerie estimé à 0,46 milliard d’euros. Ces coûts sont principalement associés à la restructuration de sa coentreprise en Chine, SAIC General Motors, incluant des réclamations liées aux fournisseurs et une provision juridique additionnelle.
Le groupe précise que les charges liées aux véhicules électriques, les coûts de restructuration en Chine, la provision juridique et d’autres éléments de moindre ampleur seront traités comme des ajustements dans sa présentation financière non-GAAP du trimestre.






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