Le permis de Paul Aron, pilote de réserve d’Alpine, pourrait être suspendu s’il ne passe pas un examen médical lié au service militaire estonien avant le 13 novembre.

Pourquoi le permis de Paul Aron est menacé
Ce dossier ne concerne aucune infraction routière, mais sept rendez-vous manqués en près de deux ans, malgré les convocations et les rappels des autorités estoniennes. L’examen demandé doit déterminer si le pilote est apte à effectuer son service militaire.
Des amendes coercitives totalisant 1 940 euros ont été réglées, mais l’examen n’a toujours pas eu lieu. Le tribunal administratif de Tallinn a donc autorisé une mesure supplémentaire : la suspension du droit de conduire si l’obligation n’est pas respectée dans le délai fixé. Cette décision a été maintenue en appel. À ce stade, le permis n’a pas été retiré.
Le tribunal n’a toutefois ni déclaré Aron coupable d’avoir fui le service militaire, ni décidé qu’il devrait intégrer l’armée. La procédure vise son absence répétée à l’évaluation médicale préalable, pas un refus avéré de servir.
Le jugement écarte aussi l’argument selon lequel les courriers seraient gérés par son manager. Pour la juridiction, cela ne suffit pas à démontrer que le pilote ignorait les convocations et les avertissements qui lui avaient été adressés.
Un examen à organiser malgré son calendrier
Être un sportif professionnel souvent à l’étranger ne constitue pas, à lui seul, une justification valable aux yeux du tribunal. Celui-ci estime que le réserviste d’Alpine doit prendre l’initiative de trouver un créneau compatible avec ses entraînements et ses compétitions. L’examen ne devrait généralement pas prendre plus d’une journée.
L’échéance est fixée au 13 novembre, sauf si l’agence estonienne lui accorde une date ultérieure. S’il passe l’examen et que les autorités en sont informées, la menace de suspension devrait être levée. Dans le cas contraire, l’administration pourra suspendre temporairement son permis de conduire.
Cette procédure ne concerne pas sa Super Licence FIA et ne l’empêche pas, en l’état, de piloter en Formule 1. Le permis routier et la licence de compétition relèvent de régimes distincts. Pour conserver son droit de conduire sur route, il doit donc avant tout satisfaire à l’obligation médicale.







Commentaires 0
Modérés avant publication