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Toyota veut des règles CO₂ plus souples pour 2035

Toyota réclame des règles CO₂ plus souples, avec une réduction de 90 % en 2035 pour les voitures. Le constructeur souhaite aussi que les exigences européennes de contenu local reconnaissent certains partenaires commerciaux et propose une montée progressive vers 70 % de contenu européen.

Un véhicule Toyota illustrant les enjeux des règles européennes sur le CO₂ et le contenu local. Loi et pratique

Toyota demande des règles CO₂ européennes plus souples pour 2035 et veut que les futures exigences de contenu local reconnaissent les contributions du Royaume-Uni, de la Turquie et du Japon.

Le constructeur japonais intervient alors que l’Union européenne prépare l’Industrial Accelerator Act et son paquet automobile. Parallèlement, le gouvernement britannique réexamine son dispositif imposant une part de véhicules zéro émission dans les ventes des constructeurs.

Des règles CO₂ assouplies autour de 2030 et 2035

Toyota réclame une période de conformité de cinq ans, de 2028 à 2032, pour lisser le respect des objectifs autour de 2030. Pour les voitures, le groupe propose une réduction des émissions de CO₂ de 90 % en 2035. Des souplesses supplémentaires liées aux carburants renouvelables et à l’acier vert permettraient de combler l’écart restant.

Le constructeur justifie sa demande par le décalage qu’il anticipe entre réglementation et demande. Selon Toyota, les voitures électriques à batterie devraient représenter environ 45 % des ventes de voitures neuves en 2030, alors que les règles actuelles nécessiteraient une part supérieure à 55 %.

Pour les utilitaires légers, Toyota demande des objectifs distincts : une baisse de CO₂ de 35 % en 2030 et de 80 % en 2035, avec un calcul de conformité sur cinq ans. Il souhaite également que les véhicules fonctionnant exclusivement avec des carburants renouvelables admissibles soient reconnus comme zéro émission, selon une définition européenne commune.

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Un contenu local ouvert aux partenaires de l’Europe

Sur le volet industriel, Toyota défend une approche « Made with Europe », autrement dit « fabriqué avec l’Europe ». Il s’agit de reconnaître un nombre limité de partenaires commerciaux de confiance, sous condition de réciprocité complète, notamment le Royaume-Uni, la Turquie et le Japon.

Le groupe soutient le renforcement de l’industrie européenne, mais juge qu’une règle d’assemblage limitée à l’UE enverrait un mauvais signal aux investisseurs de longue date. Il demande que l’ingénierie, la recherche et développement et l’assemblage final soient aussi pris en compte dans la valeur créée.

Sa proposition prévoit d’atteindre 70 % de contenu européen après trois ans, sur la base de la valeur du véhicule en sortie d’usine. Pour respecter les cycles de développement et d’investissement, aucune exigence automobile substantielle ne devrait s’appliquer avant 2030. Toyota réclame aussi des règles identiques pour les marchés publics, les aides et les flottes d’entreprise, ainsi qu’une exclusion temporaire des véhicules à pile à combustible des obligations de localisation.

Au Royaume-Uni, le constructeur souhaite plafonner les parts exigées de véhicules zéro émission à 50 % pour les voitures et à 40 % pour les utilitaires en 2030, avec des flexibilités. Il demande également un cadre défini dès maintenant pour 2035. La révision du dispositif devrait être achevée en 2027, en rapprochant son fonctionnement de celui proposé pour l’UE.

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Kaiizer

Quentin, rédacteur essais chez Moteur Actu, est spécialiste de la culture automobile japonaise (JDM) : Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi et Lexus. Ses essais "à hauteur de conducteur" mêlent mesures objectives, retour d'expérience sur route et conseils d'achat directs, sans complaisance avec les constructeurs.

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