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La colère de McLaren à Singapour racontée par Coulthard

L’accrochage entre Norris et Piastri chez McLaren à Singapour aurait fortement irrité Brown et Stella, selon des confidences rapportées par David Coulthard. Les commissaires n’ont sanctionné aucun pilote. Norris a ensuite regretté sa tentative et présenté ses excuses à l’équipe.

Lando Norris et Oscar Piastri au volant de leurs monoplaces McLaren à Singapour. F1

L’accrochage entre Norris et Piastri chez Mclaren à Singapour aurait provoqué une colère inhabituelle de Zak Brown et Andrea Stella, selon les confidences recueillies par David Coulthard auprès de membres de l’écurie.

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McLaren à Singapour : un contact coûteux dans le dernier tour

Pour les deux pilotes McLaren, le Sprint s’est joué au virage 5. Dans le dernier tour, Lando Norris a tenté de dépasser Oscar Piastri, alors quatrième, en se portant à l’intérieur. Sa roue avant a touché la roue arrière droite de l’autre monoplace. Les deux voitures sont parties en tête-à-queue, avec des conséquences bien différentes pour leurs pilotes.

Piastri a terminé dans le mur et abandonné. Norris a pu poursuivre pour sauver la huitième place, synonyme de dernier point disponible. Le bilan était lourd pour l’écurie : une voiture éliminée et l’autre reléguée au dernier rang des places donnant des points, alors que ses pilotes se disputaient une position bien plus rémunératrice.

Les commissaires n’ont pourtant pas retenu de responsabilité prépondérante. Après enquête, ils ont considéré que les deux pilotes avaient contribué à l’accrochage et décidé de ne prononcer aucune sanction. Aucun des deux n’était, selon leur formulation, « entièrement ou principalement responsable ».

Les explications des pilotes éclairent le malentendu à l’origine du contact. Piastri ne s’attendait pas à une attaque de son équipier à cet endroit. Norris estimait, lui, avoir suffisamment engagé sa monoplace pour qu’un espace lui soit laissé. Leurs lectures de la situation divergeaient, alors qu’il ne restait presque plus de temps pour gagner une place.

L’absence de pénalité réglait la question réglementaire, mais pas le problème de McLaren : ses deux voitures s’étaient touchées et l’équipe avait perdu des points.

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Coulthard décrit une colère rarement vue chez Brown et Stella

Sur le podcast Up To Speed, David Coulthard a raconté avoir échangé avec des personnes proches de McLaren. « L’équipe n’était pas contente », a résumé l’ancien pilote de l’écurie. Ses interlocuteurs lui auraient confié ne pas se souvenir d’avoir vu Zak Brown et Andrea Stella aussi furieux après une collision entre leurs pilotes.

Cette colère du PDG et du directeur de l’écurie a été décrite à Coulthard par ses interlocuteurs, et non exprimée publiquement par les deux responsables.

En public, McLaren n’a pas désigné un unique fautif. Zak Brown a toutefois confirmé que les pilotes avaient reçu un message ferme : un tel incident ne devait pas se reproduire. La consigne limite leur liberté de se battre, sans remettre en cause le verdict des commissaires.

Martin Brundle estimait de son côté que Norris avait probablement subi une sévère remontrance en privé. Son appréciation ne précise pas le contenu des échanges internes et reste distincte des confidences rapportées par Coulthard. Elle suggère néanmoins un écart entre la retenue des déclarations publiques et la fermeté des discussions dans l’équipe.

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Norris passe de la défense de sa manœuvre aux excuses

La réaction de Norris a évolué au fil du week-end. Juste après le Sprint, le Britannique défendait encore son choix. Il expliquait avoir aperçu une ouverture, considérait avoir le droit de tenter un dépassement et souhaitait revoir la séquence avec McLaren. Il ne présentait donc pas encore sa tentative comme une erreur à éviter.

Après les discussions internes et le Grand Prix, le ton a changé. Lando Norris a reconnu qu’il n’aurait pas dû lancer cette attaque : « Je n’aurais jamais dû essayer. » Il a également admis avoir laissé tomber l’équipe et présenté ses excuses à ses membres.

Son constat dépassait le seul placement des voitures au virage 5. Norris a reconnu devoir penser davantage à McLaren qu’à lui-même. L’épisode illustre la différence entre le verdict sportif et le bilan collectif : une manœuvre peut ne pas justifier de sanction tout en coûtant trop cher à l’écurie qui engage les deux monoplaces.

McLaren veut laisser ses pilotes se battre, mais pas au prix de leur résultat commun. À Singapour, cette limite a été franchie. Après les excuses de Norris, la consigne confirmée par Brown fixe ce que l’équipe attend de leurs prochains duels : une bataille qui laisse les deux voitures en course.

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La rédaction

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