À l’approche du salon de Pékin d’avril, ZYT avance ses pions dans la bataille de la conduite autonome IA. La jeune pousse chinoise, issue du groupe DJI, y dévoilera un nouveau système de conduite. Son patron, Shen Shaojie, assure déjà qu’il conduit mieux que lui dans les rues très denses de Shenzhen.
Une IA pensée autrement
ZYT met en avant un « modèle de base pour la mobilité ». Une approche qui s’éloigne de l’architecture classique des systèmes de conduite autonome. Ici, il ne s’agit plus d’empiler des modules chargés d’identifier voitures, piétons ou feux, puis d’entraîner le logiciel en fonction de la géographie et du trafic d’un marché précis. L’entreprise affirme au contraire que son modèle peut apprendre à conduire par lui-même.
Pour Shen Shaojie, ce choix change aussi la question du coût dans le développement de ces technologies. Le système ne repose donc pas sur une spécialisation poussée pour un type de route ou un pays donné. L’ambition est plus large : proposer une base capable de s’adapter sans reprendre les recettes habituelles du secteur.
Un entraînement bien au-delà de la route
C’est le point le plus frappant de la démonstration. La conduite autonome IA de ZYT n’a pas été entraînée uniquement avec des vidéos de circulation. L’entreprise a aussi utilisé des images issues de drones, de robots, d’aspirateurs domestiques, de motos et même de personnes portant une caméra en mouvement.
Pour Shen Shaojie, ce mélange doit permettre au système d’opérer sur plusieurs types de véhicules et dans des géographies variées. Là où des solutions plus conventionnelles restent réglées pour des routes et des conditions très précises, ZYT défend une base plus polyvalente. Il ajoute que cette technologie pourrait également servir à piloter les déplacements de futurs robots autonomes ou d’autres appareils.
Une concurrence de plus en plus dense en Chine
Cette présentation intervient alors que la concurrence s’intensifie fortement autour des systèmes de conduite dopés à l’IA. Sur ce terrain, ZYT se mesure à Tesla, mais aussi à plusieurs constructeurs et équipementiers chinois, dont Xpeng.
La start-up doit aussi composer avec l’unité de conduite intelligente de Huawei et Momenta. DJI conserve une participation dans ZYT via une entité affiliée. Le groupe de drones reste par ailleurs sous sanctions américaines, sur fond de préoccupations de sécurité nationale formulées par des agences des États-Unis.
Avec cette démonstration attendue à Pékin, ZYT veut prouver qu’une conduite autonome IA peut être entraînée autrement, sur une base bien plus large que la seule circulation routière. Reste maintenant à voir si la promesse tiendra sur la route avec la même force que dans le discours technique de la jeune pousse chinoise.
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