Stellantis engage une baisse de prix en France pour regagner des parts de marché. Le groupe revoit notamment les tarifs de modèles Fiat, Opel et Peugeot, tout en conduisant une revue de ses opérations à l’échelle mondiale.
Des offres revues sur Fiat, Peugeot et Opel
Lors d’un événement presse, le directeur de Stellantis France, Xavier Duchemin, a annoncé le lancement d’une nouvelle offre sur la Fiat Pandina à 9 990 €, sous certaines conditions. Il a aussi mentionné des formules de location rendues plus accessibles pour plusieurs véhicules, dont la Peugeot 208.

Chez Opel, les versions essence de la Corsa ont été repositionnées, avec un prix d’entrée ramené à 15 900 €, contre 20 900 € auparavant.
Antonio Filosa à la manœuvre depuis juin 2025
Le directeur général Antonio Filosa, entré en fonction en juin 2025, a lancé des réductions de prix au sein du groupe afin de stabiliser des marques comme Jeep et Peugeot, après des pertes de parts de marché survenues sous la direction de son prédécesseur, Carlos Tavares.

Stellantis doit composer avec des surcapacités en Europe et une concurrence renforcée de constructeurs chinois. Antonio Filosa a également présenté des plans d’investissements de plusieurs milliards pour les États-Unis.
Réseau commercial et production : focus sur la France
Stellantis exploite douze usines en France. Xavier Duchemin a par ailleurs indiqué que le groupe cherche à étendre son réseau de concessionnaires à Paris, après un retrait antérieur des centres-villes.
La production de voitures particulières et d’utilitaires en France a atteint 661 000 unités en 2025, contre 569 000 en 2024. Cette progression s’explique par une hausse de l’activité sur plusieurs sites, dont Sochaux (est de la France), où sont assemblés les Peugeot 3008 et 5008.
Émissions : critique du cadre européen et attente d’un plan stratégique en 2026
En décembre 2025, Antonio Filosa a estimé que la mise à jour des règles européennes sur les émissions des véhicules ne propose pas de stratégie de croissance claire pour l’industrie automobile de l’Union européenne. Selon lui, cela complique la justification de nouveaux investissements en Europe.
Il avait auparavant indiqué que Stellantis pourrait augmenter ses dépenses en Europe si la suppression programmée des moteurs essence à l’horizon 2035 était assouplie. Un nouveau plan stratégique du groupe est attendu au premier semestre 2026.





