Le retour d’Aleix Espargaro en Indonésie reste marqué par des douleurs au dos, après sa grave chute lors d’essais Honda à Sepang.
Le pilote espagnol retrouve la grille du MotoGP au guidon de la machine officielle du HRC, sans avoir complètement récupéré. Son accident s’est produit en Malaisie, alors qu’il travaillait au développement du futur prototype Honda de 850 cm³. Les blessures à la colonne vertébrale l’ont ensuite contraint à une longue rééducation, avec une priorité bien éloignée des chronos : retrouver une mobilité normale.
Aleix Espargaro en Indonésie, avec un dos encore douloureux
Revenir dans le paddock ne met pas fin à cette épreuve. Espargaro décrit les six derniers mois comme une période particulièrement difficile, dont il ressent encore les conséquences au quotidien.
« Je ne suis pas encore complètement rétabli, j’ai encore un peu mal au dos en fin de journée », explique-t-il. Il pense devoir vivre durablement avec ces douleurs : « Je pense que c’est quelque chose avec lequel je devrai vivre pour toujours car je me suis vraiment tué le dos ! »
À ces difficultés physiques s’ajoute le manque de préparation. L’Espagnol indique avoir très peu roulé depuis janvier et n’a pas pu s’entraîner pendant une longue période. « Je n’ai pas pu m’entraîner, ni rien faire, presque pas bouger. » Dans ces conditions, retrouver le rythme des autres pilotes représente un défi supplémentaire.
Une envie de compétition revenue pendant la convalescence
Cette immobilité forcée a aussi changé son rapport à la compétition. Deux ans après avoir décidé de quitter les grilles à temps plein, faute de force et d’énergie, le pilote d’essai a retrouvé une motivation qu’il ne pensait plus ressentir.
« Après six mois aussi difficiles, la compétition me manque vraiment, car j’ai souvent douté de pouvoir remonter sur un vélo », confie-t-il. Pouvoir reprendre le guidon lui donne désormais le sentiment d’avoir une nouvelle chance.
L’enthousiasme n’efface toutefois pas l’appréhension. Espargaro reconnaît la vitesse de ses adversaires et la difficulté d’atteindre leur niveau. À Mandalika, sa priorité sera donc d’accumuler les tours sans prendre de risques superflus pour sa condition physique. La performance passe au second plan : il s’agit avant tout de reprendre le roulage en préservant un dos encore douloureux.






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