F1 2026 : la procédure de départ encore retouchée

F1 2026 : la procédure de départ encore retouchée

Partager

La procédure de départ F1 2026 n’en finit plus de bouger. À quelques jours de l’ouverture de la saison à Melbourne, la FIA prépare un nouveau coup de tournevis. Le but est limpide : éviter l’effet accordéon au lâcher d’embrayage, quand les plus lents deviennent aussitôt des cibles pour ceux qui jaillissent mieux.

Un premier ajustement pour synchroniser les envols

L’alerte a été donnée dès la première semaine d’essais à Bahreïn. La procédure « existante » a montré ses limites, à cause d’un paramètre qui varie d’une voiture à l’autre : le temps nécessaire pour charger pleinement les turbos avant l’extinction des feux. Le scénario est celui que tout le monde redoute au départ : une ou deux autos figées une fraction de seconde, puis le peloton qui arrive dessus.

La riposte a été testée pendant la majorité des séances de la deuxième semaine. Simple, mais logique : ajouter 5 secondes à l’ensemble de la procédure. Une fois ce délai intégré, l’écart s’est resserré. Les retardataires vus lors de la première semaine partaient désormais avec le reste du pack. La qualité d’envol, elle, restait inégale, avec des pilotes Ferrari et Haas particulièrement en vue.

Publicité – elle permet de soutenir ce blog gratuitement.

Aéro active, puissance 2026 et inquiétudes sécurité

Sauf que l’attention s’est déplacée vers un autre point du règlement : l’aéro active peut être utilisée dès le départ. Et comme la majorité des grilles se situent dans des zones d’activation, il devient tentant de garder les ailes sur leur angle le plus faible, donc avec moins de traînée, pour plonger vers le premier virage.

Le revers est immédiat. Moins d’appui, plus la « force brute » des groupes propulseurs 2026, et le risque de contact grimpe. Oscar Piastri pose le décor sans détour : « Un peloton de 22 voitures avec quelques centaines de points d’appui en moins, ça ressemble à une recette pour le désastre. »

George Russell, lui, raconte des départs carrément déroutants : « Je pense que les deux départs que j’ai pris cette semaine étaient pires que mon pire départ en F1 », avant d’ajouter : « Alors que Lewis, en P11, est passé en P1. À ce stade, je ne pense pas que ça compte à quel point vous êtes rapide. » Russell poursuit : « Ce qui va vous piéger, c’est cette plus grande haie, et c’est ce qu’on essaie de comprendre en ce moment. Et oui, on trébuche pour l’instant. »

Publicité – elle permet de soutenir ce blog gratuitement.

Vers une consigne sur le \ »mode ligne droite\ » dès Melbourne

Conséquence directe : la FIA a acté un nouvel ajustement de la procédure. Il doit être prêt pour Melbourne, ou être imposé via une instruction directe du directeur de course.

Dans le paddock, une piste revient : encadrer l’usage du « mode ligne droite » entre la grille et le premier virage. Andrea Stella résume : « Il y avait un accord commun, concernant l’utilisation du mode ligne droite de la grille au premier virage, de ne pas l’utiliser. » Le patron d’écurie précise qu’il faut encore une validation de la FIA, tout en évoquant un consensus dans le peloton.

Stella salue le travail en cours sur les départs, car il « crée une situation où tout le monde a l’opportunité de préparer son groupe propulseur ». Mais il recadre aussitôt : malgré les retouches, « on voit encore pas mal de disparité dans la performance au départ ». Et il conclut avec prudence : « D’une certaine manière, la préoccupation, sur la base de ce qu’on voit en essais, n’a pas nécessairement été surmontée. »

Au final, la procédure de départ F1 2026 avance par petites touches. D’abord pour recaler le timing de mise en action des turbos. Désormais pour contenir les effets secondaires d’une aéro active utilisable trop tôt, avec la puissance en toile de fond. Melbourne dira si le remède suffit, ou s’il faudra encore serrer la vis.

Partager

Restez informé

Suivez-nous sur Google Actualités

Suivre
A propos de l'auteur

Quentin, rédacteur auto et amoureux du JDM: Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi, Lexus. Ici, je vous livre des essais “à hauteur de conducteur”, entre mesures fiables, anecdotes de route et conseils d’achat sans langue de bois.

Voir tous les articles
Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *