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Sprints en F1 : vers 12, les pilotes freinent

Sprints en F1 : vers 12, les pilotes freinent

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La Formule 1 veut remettre un coup d’accélérateur sur le format Sprint. Mais dans le paddock, l’enthousiasme est loin d’être unanime. L’idée d’un passage de 6 à 12 Sprints dès la saison prochaine circule, avec un argument simple : répondre à la demande des fans et des promoteurs. Problème : doubler la dose ne se résume pas à empiler du spectacle. Il faut aussi penser à l’équilibre sportif… et à l’endurance de ceux qui font le show.

Un doublement assumé, avec un enjeu commercial

La piste a été confirmée en marge du communiqué de la FIA, publié après la réunion de la Commission F1 tenue la semaine précédente : les instances cherchent à doubler le nombre de Sprints la saison prochaine, en passant de 6 à 12. La justification est affichée sans détour : cette orientation serait « basée sur la demande des fans et des promoteurs ».

Derrière, Stefano Domenicali assume. Le PDG de la F1 explique que « tout le monde veut en avoir » à propos du Sprint, tout en prévenant qu’il souhaite « attendre de voir l’effet en piste ». Et il ne cache pas l’autre moteur du dossier : « C’est aussi une opportunité commerciale ».

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Fans partagés, Sprint discuté

L’affaire ne se joue pas uniquement en réunion. Sur les réseaux sociaux, une partie des fans, y compris ceux que la discipline vise justement via ces canaux, ne veut pas entendre parler d’une hausse du nombre de Sprints. Pour certains, c’est le principe même de ces « mini-événements » qui coince.

Dans ces conditions, présenter le Sprint comme la réponse à une attente unanime devient un exercice risqué. La question ne se limite plus à « combien » : elle touche au « pourquoi », et surtout à « à quel prix » pour la lecture sportive d’un week-end.

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Sainz et Leclerc : d’accord sur l’idée, pas sur la surenchère

Côté pilotes, le discours est plus fin qu’un simple oui/non. Carlos Sainz se dit « ouvert d’esprit », mais estime que le format doit encore être ajusté. Son grief est avant tout sportif : « parfois le Sprint révèle trop ce qui va se passer le dimanche ». Pour accepter davantage de courses courtes, il veut donc un Sprint « un peu différent » de ce que l’on voit en Grand Prix.

Autre point, plus terre à terre : la charge de travail. Plus de Sprints, c’est un vendredi plus dense et un samedi « beaucoup plus » chargé, avec les qualifications Sprint. Sainz demande alors que le format du week-end évolue aussi hors piste, notamment sur le volume de médias et d’obligations de relations publiques. Il rappelle que ces dernières années ont été « extrêmement exigeantes » pour les pilotes, entre sponsors, interviews et engagements marketing. Et il pousse la logique jusqu’à l’absurde : avec un calendrier à 24 courses, « imaginez » un jour 24 Sprints, ce serait « très exigeant pour tout le monde ».

Charles Leclerc, ancien coéquipier de Sainz, tranche différemment sur un point : « j’aime vraiment les week-ends Sprint ». Mais lui aussi fixe une limite claire : ça doit rester une minorité de courses. L’idée d’un week-end standardisé avec Sprint à l’avenir ne lui paraît « pas la bonne chose ». Il conclut avec pragmatisme : il s’adaptera, tout en estimant que six est probablement le bon équilibre.

Au fond, le message est limpide : les Sprints en F1 peuvent apporter quelque chose. Mais à force de les multiplier, la discipline ouvre autant de questions sur le contenu sportif que sur la soutenabilité du rythme pour tous les acteurs du championnat.

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A propos de l'auteur

Marion, 31 ans, rédactrice chez Moteur Actu, suit l'actualité automobile et les sorties constructeurs. Passionnée d'auto depuis l'enfance, elle relaie les annonces produits, lancements internationaux et tendances du secteur avec un regard accessible aux passionnés comme aux non-initiés.

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