Pas de Grand Prix en avril, mais peut-être une vraie fenêtre de travail pour Ferrari. La Scuderia pourrait profiter de ses deux journées de tournage autorisées pour grignoter une partie de son retard sur une Mercedes jugée plus efficace en ligne droite. Dans un championnat où les essais privés sont verrouillés, ce type de roulage prend une valeur bien plus stratégique que promotionnelle.
Un règlement très limité, mais une marge à exploiter
L’annulation des épreuves de Bahreïn et d’Arabie saoudite vide le calendrier du mois d’avril. Il fut un temps où Ferrari, comme la plupart de ses rivaux, exploitait le moindre créneau pour rouler, parfois avec de véritables équipes d’essais. Cette époque est terminée. Aujourd’hui, les tests sont strictement encadrés, et le simulateur ne semble pas suffire à aller chercher toutes les réponses.
Ferrari devrait donc s’appuyer sur ses deux journées de tournage annuelles. Sur le papier, elles répondent à des besoins d’image. Dans les faits, elles servent aussi à accumuler des kilomètres. Chaque journée est limitée à 200 km, avec des pneus spécifiques fournis par Pirelli, les gommes de performance de la gamme 2026 étant interdites. Même logique pour les pièces: seules celles déjà homologuées peuvent être montées, histoire d’éviter tout développement masqué.
Monza en ligne de mire ?
Rien n’a encore été officialisé, mais Monza revient comme une option crédible. Le tracé italien fait partie des circuits où les règles actuelles de gestion de l’énergie pourraient faire émerger de gros problèmes. Un point loin d’être secondaire pour Ferrari, justement en quête d’explications sur ce qu’elle perd face à la concurrence.
Lewis Hamilton a mis le doigt sur une faiblesse très ciblée. D’après lui, Ferrari cède surtout du terrain en vitesse de pointe. « Cela semble surtout se jouer en ligne droite », a-t-il expliqué au sujet de l’avantage des Flèches d’Argent. « C’est encore plus visible quand ils ouvrent l’ESM. C’est là qu’ils font un énorme bond, donc ce qui se passe dans cette phase est un domaine que nous devons comprendre. »
Le Britannique a ensuite insisté sur un autre élément clé. « Ils semblent avoir un peu plus de déploiement, donc moins de perte de performance en fin de ligne droite que certains d’entre nous. Nous devons simplement travailler pour voir comment tirer davantage de notre moteur. » Au fond, l’objectif de Ferrari dépasse le simple fait de rouler. La Scuderia cherche à isoler un déficit précis, lié à l’exploitation de l’énergie et au rendement sur les longues phases d’accélération.
Une pause qui vaut presque un test privé
Ces journées de tournage ne remplaceront jamais de vrais essais. Le kilométrage est réduit, les pneus ne sont pas ceux de course et le cadre technique reste verrouillé. Mais dans une saison où chaque sortie en piste compte, elles peuvent tout de même apporter des réponses concrètes.
Ferrari aborde donc cette pause comme une opportunité. Si l’écart avec Mercedes se joue bien dans la gestion de l’énergie et la vitesse de pointe, ces roulages pourraient avoir bien plus de poids que leur statut officiel ne le suggère.
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