GP d’Australie F1: Red Bull teste enfin RB22 et DM-01

GP d’Australie F1: Red Bull teste enfin RB22 et DM-01

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Melbourne, première manche, et déjà un examen grandeur nature pour Oracle Red Bull Racing. Le GP d’Australie F1 marque le passage du papier à la piste: Red Bull y aligne la RB22, sa première monoplace pensée pour les nouvelles règles, et surtout fait rouler en course pour la première fois le Red Bull Ford Powertrains DM-01. Des mois à préparer, à valider, à simuler. Maintenant, le paddock va trancher.

Verstappen: « Maintenant, c’est le vrai test »

Max Verstappen arrive avec l’envie de relancer la machine, après une montée en puissance qu’il dit avoir été longue. À Bahreïn, voir la voiture enchaîner les tours avec « notre propre unité de puissance » l’a marqué. Dans le garage, il a surtout retenu l’atmosphère: des visages fiers, et un travail qu’il tient à saluer.

Sur ce week-end, il résume l’équation en trois mots: rythme, fiabilité, compréhension. Beaucoup d’heures de simulateur, une préparation minutieuse, et même ce petit frisson à son retour en découvrant la voiture prête. Mais Verstappen ne se cache pas derrière l’enthousiasme: « Maintenant, c’est le vrai test. » À Melbourne, il admet ne pas savoir comment tout va se dérouler. Red Bull apprend encore, ajuste, cherche à optimiser la voiture au mieux.

Albert Park, enfin, n’est pas un circuit neutre pour lui. Il reste associé à son tout premier Grand Prix de F1. Cette fois, il s’attend à un défi « particulièrement excitant » et veut mesurer le comportement de l’ensemble en conditions réelles.

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Hadjar découvre Red Bull Racing, Mekies mesure la montagne

Isack Hadjar, lui, débarque avec une énergie de première fois. Melbourne sera son premier week-end comme pilote Oracle Red Bull Racing. Un moment spécial, préparé depuis longtemps. Il décrit un hiver intense, parle d’Albert Park comme d’un tracé « incroyable », et se dit prêt.

Objectif: du concret. Construire sa confiance avec les nouvelles règles en conditions de course, travailler étroitement avec l’équipe, et extraire le maximum de la voiture dès la première séance. L’idée est simple: poser des bases solides pour la suite.

Laurent Mekies, de son côté, remet le décor à l’échelle du projet. Melbourne, dit-il, est un moment « monumental »: débuts de la RB22 et première apparition en course du DM-01. Il insiste sur l’ampleur du travail, la dévotion et la conviction nécessaires. Et il ne minimise pas l’obstacle: bâtir une unité de puissance compétitive depuis zéro est « l’un des plus grands défis » du sport. Red Bull a choisi de l’embrasser. Ce week-end, selon lui, représente la plus grande étape franchie jusqu’ici.

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Stratégie, symbole et repères chiffrés à Albert Park

Hannah Schmitz s’attend à un départ de saison flou, forcément. Une nouvelle année amène toujours ses inconnues, mais celle-ci ajoute encore des variables à comprendre. C’est aussi, selon elle, ce qui rend la discipline passionnante. Le mot d’ordre: rester vif, adaptable, prêt à des décisions tranchées dès les premières manches.

Le GP australien aura aussi une portée symbolique. Schmitz se dit très fière de voir un virage d’Albert Park baptisé « Mueller Schmitz », en reconnaissance de la contribution des femmes dans le sport. Le virage 6 doit être dédié à Hannah Schmitz et à Laura Mueller (Haas) au GP d’Australie, en célébration de la Journée internationale des droits des femmes. Elles doivent devenir les premières femmes à avoir un virage de circuit de F1 nommé en leur honneur.

Côté repères, Red Bull arrive avec quelques chiffres en tête. Ses deux victoires précédentes au GP d’Australie ont été conquises depuis la pole position. Sebastian Vettel a mené tous les tours sauf trois en 2011, tandis que Verstappen a gagné depuis l’avant de la grille en 2023. Hadjar, lui, devient le 15e pilote à courir pour Oracle Red Bull Racing depuis les débuts de l’équipe à Melbourne il y a 21 ans. Il est aussi le deuxième Français à piloter pour Red Bull Racing après Pierre Gasly en 2019, et il a atteint la Q3 à 16 reprises la saison passée, le plus haut total parmi les pilotes d’une équipe hors top 4 constructeurs.

Au final, le GP d’Australie F1 fait office de juge de paix. La RB22 et le DM-01 quittent le laboratoire pour la course, Verstappen parle d’un « vrai test », et Hadjar ouvre son chapitre Red Bull dans un contexte où, dès vendredi, le moindre détail peut peser lourd.

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A propos de l'auteur

Quentin, rédacteur auto et amoureux du JDM: Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi, Lexus. Ici, je vous livre des essais “à hauteur de conducteur”, entre mesures fiables, anecdotes de route et conseils d’achat sans langue de bois.

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