GP d’Australie : Red Bull sauve l’essentiel

GP d’Australie : Red Bull sauve l’essentiel

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À Melbourne, Red Bull a vite compris que l’entrée dans la nouvelle ère réglementaire de la F1 ne serait pas un long fleuve tranquille. Au GP d’Australie, l’écurie a vu Max Verstappen sauver une 6e place après être parti 20e, tandis qu’Isack Hadjar a abandonné sur un problème apparu dès les premiers instants. Un week-end contrasté, qui laisse surtout entrevoir un chantier important avant la Chine.

Verstappen limite les dégâts après un départ plombé

La course de Max Verstappen a basculé dès l’extinction des feux. Le Néerlandais a expliqué avoir subi un problème de batterie au départ. « Dès que l’embrayage a été relâché, je n’avais plus de puissance », a-t-il indiqué. Dans un début d’épreuve agité, l’urgence était d’abord d’éviter les ennuis.

Verstappen a ensuite remonté le peloton proprement, avec plusieurs dépassements qu’il juge satisfaisants. Une progression utile aussi pour Red Bull, qui a pu accumuler des informations sur le comportement de la voiture en conditions de course. Mais un autre problème s’est installé dans la durée : la dégradation des pneus.

Le pilote a décrit un comportement surprenant du composé dur, avec beaucoup de graining. Ses relais en ont pâti, au point de limiter ses ambitions. En fin de course, il a bien tenté de reprendre une position, mais plus il se rapprochait, plus ses pneus se dégradaient. Le constat reste donc partagé, même si Verstappen a salué le travail de l’équipe et évoqué une remontée correcte depuis la 20e place.

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Hadjar frustré après un abandon précoce

Pour Isack Hadjar, le dimanche a tourné court. Le Français partait troisième sur la grille et se sentait en mesure de jouer le podium. Les sensations au départ étaient bonnes. Pourtant, le problème est apparu immédiatement.

Hadjar a très vite senti qu’il se passait quelque chose d’anormal. Il a parlé d’un bruit inhabituel dans la voiture et a rapidement compris qu’il ne verrait pas l’arrivée. Le contraste est brutal, d’autant qu’il a rappelé que la fiabilité avait été bonne pendant tout le week-end. Mais en course, la charge change, et cette fois la mécanique n’a pas tenu.

Le rookie ne cache pas sa frustration. Il insiste malgré tout sur un point : l’équipe n’en est qu’au début de son parcours dans ce nouveau cycle technique. Avec l’enchaînement rapide vers la Chine, il veut surtout retenir les enseignements de cet abandon.

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Mekies retient les données avant la Chine

Le directeur de l’équipe, Laurent Mekies, a replacé ce GP d’Australie dans son contexte. Cette manche inaugurale ouvrait une nouvelle ère pour la discipline, avec des changements techniques radicaux. Dans ces conditions, certains abandons étaient inévitables à ses yeux. Celui d’Hadjar l’est d’autant plus qu’il avait brillé en qualifications avec sa troisième place.

Mekies préfère aussi s’appuyer sur les points positifs. Les trois voitures motorisées Red Bull Ford Powertrains encore en course ont vu le drapeau à damier, et deux ont terminé dans le top 10. Il a également souligné la prestation de Verstappen, capable de convertir une 20e place sur la grille en 6e position à l’arrivée.

L’essentiel, pour Red Bull, se trouve surtout dans la récolte de données. L’équipe compte les exploiter dès les prochains jours avant la manche chinoise. Melbourne a servi de course de développement et d’apprentissage. Red Bull n’a pas encore toutes les réponses, mais l’écurie a déjà identifié plusieurs axes de travail, entre fiabilité, gestion des pneus et compréhension globale de sa monoplace.

Red Bull quitte donc Melbourne avec une 6e place arrachée par Verstappen, un abandon frustrant pour Hadjar et une priorité claire avant la Chine : comprendre vite pour progresser plus vite encore.

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A propos de l'auteur

Quentin, rédacteur auto et amoureux du JDM: Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi, Lexus. Ici, je vous livre des essais “à hauteur de conducteur”, entre mesures fiables, anecdotes de route et conseils d’achat sans langue de bois.

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