Le GP de Chine F1 met Red Bull sous pression dès l’arrivée à Shanghai. Les progrès aperçus à Melbourne demandent maintenant confirmation, dans un week-end Sprint qui pardonne très peu. L’écurie sait où se situe l’urgence : la gestion des pneus a coûté cher en Australie, et le temps réduit pour affiner les réglages ne fera qu’élever le niveau d’exigence.
Verstappen cible les pneus et le déploiement
Max Verstappen a retenu quelques signaux positifs du retour en piste à Melbourne. Sa remontée en course a montré que l’équipe avait réagi, mais le Néerlandais ne masque pas l’essentiel : le travail reste conséquent. Red Bull veut profiter de ce premier enchaînement pour mieux cerner sa monoplace et arriver en Chine avec une base plus solide.
Le dossier prioritaire, c’est la dégradation des pneus. Verstappen rappelle qu’elle a lourdement pénalisé la voiture en Australie, avec le risque de revoir le même scénario à Shanghai. Le déploiement fait aussi partie des points de vigilance. L’idée est simple : accumuler des données, améliorer la voiture et revenir plus près de la lutte en tête.
Le format Sprint complique encore l’équation. Moins de roulage, donc moins de marge pour corriger la monoplace en cours de week-end. Red Bull devra viser juste très tôt. Verstappen insiste aussi sur la singularité du circuit chinois, avec un tracé qu’il juge unique, des virages très variés et plusieurs opportunités de dépassement.
Hadjar veut transformer un départ prometteur
Pour Isack Hadjar, Shanghai doit servir de relance après ses débuts avec l’équipe à Melbourne. Son samedi a marqué les esprits, avant un dimanche moins abouti. Red Bull attend désormais une réponse immédiate en Chine.
Hadjar veut cette fois assembler tout son week-end et continuer à se mesurer aux meilleurs du plateau. Le format Sprint lui offre, selon ses mots, encore plus d’occasions de signer une performance solide. Son entrée en matière australienne reste marquante : sa troisième place en qualifications à Albert Park constitue la meilleure performance d’un pilote Red Bull Racing pour ses débuts depuis Daniel Ricciardo en 2014.
Shanghai rappelle aussi le poids de l’histoire
Le GP de Chine F1 renvoie aussi à plusieurs repères forts pour Red Bull et Verstappen. Depuis la première victoire de l’équipe à Shanghai en 2009, Oracle Red Bull Racing a cumulé 130 victoires en Grand Prix, soit plus que tout autre constructeur sur la même période.
Verstappen se présente également avec quelques jalons personnels. En Australie, il a signé le meilleur tour en course, le 37e de sa carrière, ce qui le place actuellement au sixième rang de l’histoire dans cet exercice. Le Grand Prix de dimanche marquera aussi les 11 ans de ses débuts en Formule 1 avec Toro Rosso, à 17 ans. Il reste le plus jeune pilote à avoir pris le départ d’une course de F1.
Shanghai renvoie enfin à un souvenir plus récent pour le champion néerlandais. Lors du Grand Prix de Chine 2024, il y avait décroché la 100e pole position de sa carrière avant de remporter la course. Red Bull arrive donc avec des références solides, mais une priorité domine : être prêt tout de suite sur un week-end où chaque tour comptera.
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