GP de Turquie : la F1 relance la piste d’Istanbul

GP de Turquie : la F1 relance la piste d’Istanbul

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Istanbul refait surface dans les discussions de la F1. Rien d’officiel à ce stade, mais le signal envoyé par Stefano Domenicali, aperçu à Bahreïn, est difficile à ignorer. Dans un calendrier qui bouge, avec Spa-Francorchamps récemment passé à un statut biennal en alternance avec Barcelone, l’idée d’un retour du GP de Turquie reprend de l’épaisseur.

Istanbul, un retour encore loin d’être acté

Le patron de la F1 ne parle pas d’une annonce verrouillée. « La Turquie n’est pas, disons, confirmée à 100 % », a-t-il glissé aux médias à Bahreïn. Et d’enchaîner, sans détour : « Restez à l’écoute sur la Turquie ». Traduction : la porte est ouverte, mais la signature n’est pas encore au bas du contrat.

Domenicali inscrit aussi ce dossier dans un débat qui monte depuis plusieurs mois. « C’est aussi une réponse à ceux qui disaient qu’il y avait trop de courses en ville », assume-t-il. Dans sa bouche, les évolutions à venir doivent plutôt ressembler à « des circuits, pas des courses en ville », avec « un héritage » et « un grand passé de course ».

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L’argent, les contrats et la logique des « destination cities »

Pourquoi Istanbul reste au conditionnel ? Parce que le calendrier ne se décide pas uniquement sur le prestige d’un tracé. La réalité, c’est l’économie des Grands Prix : droits d’accueil élevés, contrats longs, et promoteurs qui finissent parfois par accepter une organisation en rotation. La F1 avance donc au rythme des négociations, autant qu’au rythme des chronos.

En toile de fond, la discipline revendique aussi une logique de « destination cities ». Objectif : simplifier l’accès pour les spectateurs et garantir, à proximité, les infrastructures attendues (hôtels, restaurants, services). Le constat posé est clair : aujourd’hui, construire un « bon » circuit en plein cœur d’une ville n’a rien d’évident, et le public que la F1 vise ne veut pas traverser la boue pour finir dans une tribune découverte, sous la pluie et le vent, loin de tout.

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Week-ends Sprint, rookies et un lancement mondial en 2027

Côté sportif, un autre chantier avance : rendre chaque journée d’un week-end plus « pertinente », sans se limiter à empiler les Sprints. Domenicali met un point d’attention sur le temps de roulage des rookies. « Nous réfléchissons à garder chaque jour pertinent quand nous sommes en piste et, bien sûr, à protéger le temps nécessaire pour que les rookies puissent rouler », explique-t-il. Deux options sont sur la table : rallonger les essais libres quand ils existent, ou créer une session dédiée pour aider les débutants à entrer dans « cet écosystème ». Domenicali promet « quelque chose de concret » prochainement.

Enfin, 2027 pourrait aussi marquer un retour à une pré-saison plus lisible. Domenicali vise un seul test avant la saison et évoque un lancement mondial rassemblant toutes les équipes, sur le modèle de Londres à l’O2 Arena pour F1 75. Il parle d’un impact comparable à une « 25e course » en termes de communication, tout en précisant que le projet reste en cours d’élaboration.

Au final, le GP de Turquie redevient une option crédible, sans être acté. La F1 avance avec ses contraintes de contrats et de frais d’accueil, tout en retouchant sa recette de week-end, entre protection du temps de piste des rookies et mise en scène mondiale renforcée à l’horizon 2027.

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