GP du Japon : Antonelli en pole à Suzuka

GP du Japon : Antonelli en pole à Suzuka

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Chez Mercedes, la première ligne est bien là. Mais à Suzuka, cette qualification du GP du Japon a surtout laissé une impression contrastée. Kimi Antonelli a signé la pole position avec près de trois dixièmes d’avance sur George Russell, tandis qu’Oscar Piastri a hissé Mclaren au troisième rang. Un résultat net sur le papier. Beaucoup moins simple à lire dans le détail.

Antonelli transforme sa progression en pole

Antonelli a résumé sa qualification en quelques mots : propre, régulière et de plus en plus rapide. L’Italien a expliqué s’être senti très bien dans la voiture, avec une amélioration à chaque run. Seul bémol, un blocage au virage 11 sur sa dernière tentative, alors que son meilleur tour était déjà acquis.

La séance a toutefois été plus délicate que la FP3. Le vent avait forci au début des qualifications, et la voiture était devenue plus compliquée à exploiter. Mercedes a alors retouché l’équilibre aérodynamique pour retrouver un compromis plus convaincant. En Q3, cette fois, tout a fonctionné.

L’écart sur Russell l’a surpris. Antonelli y voit surtout un effet direct du règlement 2026, qui rend très facile le fait de gagner ou de perdre plusieurs dixièmes. À Suzuka, il juge que les Esses restent très plaisants avec ces monoplaces, même si certaines portions imposent davantage de réflexion sur la gestion de l’énergie. Il note aussi que les temps au tour ne sont pas très éloignés de ceux de l’an dernier.

Pour dimanche, l’Italien s’attend à une course potentiellement plus animée. Il estime qu’il est plus facile de suivre une autre voiture, et que le mode dépassement peut aider grâce à la batterie récupérée puis utilisée dans les lignes droites. Il tempère immédiatement. Suzuka reste un tracé étroit, avec peu de gros freinages et beaucoup d’entrées rapides. Pour lui, le départ sera crucial.

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Russell sauve la première ligne malgré une Mercedes instable

Deuxième sur la grille, George Russell n’a jamais vraiment retrouvé les sensations aperçues plus tôt dans le week-end. Le Britannique a évoqué une séance très étrange, après un changement de réglage juste avant les qualifications. Dès la Q1, il ne pointait qu’en P7 ou P8 sur ses premiers tours, avant que Mercedes ne doive corriger fortement l’aileron avant en cours de séance.

Russell parle d’un ajustement mécanique à l’arrière qui a dégradé le comportement de la voiture, surtout dans les Esses. Impossible, dans ces conditions, d’attaquer les virages comme auparavant. Le train arrière cherchait sans cesse à décrocher. L’équipe avait déjà commencé à analyser ce qui s’était passé, sans pouvoir dire clairement si quelque chose avait été mal fait ou non.

Sa deuxième place ressemble donc presque à un soulagement. Russell l’a reconnu : après la Q1, il ne savait pas où il allait finir. Il reste prudent pour la course, la voiture ne lui offrant plus les mêmes sensations. Il note aussi que Ferrari et McLaren ont été plus proches que prévu, alors que Mercedes pensait avoir un peu de marge après une FP3 très solide.

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Piastri voit McLaren se rapprocher

Troisième, Oscar Piastri a salué une qualification bien exécutée, même si son dernier tour de Q3 a été plus brouillon. Après la FP3, l’Australien savait précisément ce qu’il voulait de sa voiture. Il a ensuite adapté son pilotage à ces F1 2026, qui imposent selon lui des choix parfois contre-intuitifs.

Son constat résume bien la difficulté actuelle. Avec ces voitures, on peut croire que l’on va plus vite, puis perdre du temps simplement parce que le moteur n’aime pas la manière dont le tour est construit. McLaren a malgré tout mieux exploité sa fenêtre de performance au fil de la séance, après une Q1 discrète et une Q2 bien plus convaincante.

Piastri voit un vrai progrès. McLaren comprend de mieux en mieux la voiture et le groupe propulseur à chaque week-end. Il ne se fait pourtant aucune illusion : l’écart avec Mercedes reste important. Pour dimanche, il ne se sent pas spécialement en retrait malgré son manque de tours en course cette saison. Son verdict reste nuancé : le résultat dépendra surtout de la vitesse en course et du départ, même s’il estime que l’envol comptera peut-être moins s’il se retrouve entouré de ces voitures-là.

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A propos de l'auteur

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