À Suzuka, Audi Revolut F1 Team arrive déjà à un moment charnière. Les deux premières courses ont laissé entrevoir un rythme encourageant, mais il faut désormais le convertir en résultat. Et dans un milieu de grille très disputé, la moindre erreur commence déjà à coûter cher.
Une semaine après Shanghai, l’équipe a poursuivi son travail en coulisses. Audi continue de découvrir cette nouvelle génération de monoplaces, avec une priorité nette avant le GP du Japon : mieux exploiter la voiture et gommer les incidents qui ont freiné son début de saison. Sur un tracé aussi exigeant que Suzuka, la propreté d’exécution peut peser autant que la performance pure.
Binotto insiste sur l’exécution et la fiabilité
Mattia Binotto, responsable du projet F1 d’Audi, fixe clairement le cap avant cette troisième manche de la saison. « Alors que nous arrivons à Suzuka, l’accent est de plus en plus mis sur une exécution propre. Tout le monde, nous comme nos rivaux, commence à mieux maîtriser ces nouvelles voitures, donc les marges d’erreur deviennent plus faibles. »
Le message est limpide. Audi a aperçu des signaux positifs en matière de rythme lors des deux premières courses, mais cela ne suffit pas encore. L’équipe doit encore hausser son niveau, à la fois sur la performance pure et sur la manière de construire un week-end sans accroc.
L’autre chantier reste la fiabilité. Audi a travaillé sur les problèmes rencontrés précédemment pour éviter de les revoir. L’objectif est simple : permettre aux deux voitures d’aller au bout sans perturbation. Dans une portion de grille aussi serrée, ce genre de détail peut faire basculer un résultat.
Hulkenberg veut convertir les promesses
Pour Nico Hulkenberg, Suzuka reste un circuit à part. L’Allemand évoque un tracé exigeant, mais aussi particulièrement gratifiant lorsqu’un pilote parvient à trouver le bon rythme. Son regard sur le début de saison colle à celui de l’équipe : il y a eu de vrais motifs d’encouragement, mais aussi des opportunités laissées en route.
« Les deux premières courses ont été contrastées, avec clairement des signes positifs mais aussi des occasions manquées où nous devons faire mieux », résume-t-il. Le défi, pour ce GP du Japon, est donc clair : réussir à tout assembler et exploiter au maximum la voiture du vendredi au dimanche.
Hulkenberg met aussi en avant ce qui rend cette manche particulière. Le public japonais fait, selon lui, partie des grands temps forts du rendez-vous. L’accueil réservé aux équipes donne à Suzuka une atmosphère singulière dans le paddock.
Bortoleto veut repartir de l’avant à Suzuka
Du côté de Gabriel Bortoleto, le retour à Suzuka n’a rien d’anodin. Le Brésilien parle de l’un de ses circuits préférés et rappelle le plaisir qu’il avait pris à y rouler pour la première fois l’an dernier.
Il revient aussi sur sa déception vécue à Shanghai, tout en mettant en avant le travail mené par l’équipe pour éviter qu’un tel problème ne se reproduise. Le temps passé à l’usine a servi à poursuivre le développement et à essayer d’extraire encore un peu plus de la voiture avant ce week-end.
Bortoleto estime que l’Australie et la Chine ont montré qu’Audi disposait d’une bonne base. Il faut maintenant construire dessus, saisir les opportunités et livrer enfin un week-end complet. À Suzuka, le mot d’ordre est simple : progresser, apprendre et transformer les promesses en résultat.
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